dimanche 30 décembre 2007
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Actualités : SÛRETÉ NATIONALE
Les changements annoncés par le DGSN prévus pour les prochains jours


Le remaniement, annoncé par le directeur général de la Sûreté nationale, M. Ali Tounsi, lors de sa dernière sortie médiatique, est attendu au cours de cette semaine, soutiennent des sources concordantes.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Ces dernières indiquent que les premiers changements, qualifiés «d’importants» toucheront d’abord les structures de police situées dans les wilayas du centre du pays. Il s’agit notamment des Sûretés des wilayas d’Alger, de Bouira, de Boumerdès et de Tizi- Ouzou. L’intérêt porté à ces wilayas est perçu à la fois comme «prioritaire et urgent». La cause ? La situation sécuritaire enregistrée ces derniers temps et notamment depuis les attentats du 11 décembre dernier en constituent la raison principale. Ce choix s’explique, également, par le fait que c’est au niveau du centre du pays que le plus grand nombre d’attentats terroristes a été enregistré. C’est également au niveau de cette région que sont enregistrées d’intenses activités terroristes du GSPC. A première vue, le changement que la Direction générale de la Sûreté nationale veut introduire au niveau desdites structures se veut comme un «redéploiement» et une «exploitation appropriée» des capacités humaines, dont elle dispose au niveau de ces wilayas. Le but recherché, sans aucun doute, est celui d’une «coordination» plus efficace entre les différents services, notamment ceux ayant en charge la gestion du renseignement et de l’opérationnel.
Combiner entre les Sûretés de wilaya du Centre
A ce titre, il y a lieu de rappeler que le directeur général de la Sûreté nationale avait lancé à l’adresse des cadres de la Sûreté de wilaya d’Alger, lors de la rencontre qui a eu lieu au niveau du siège du 8e groupement des Unités républicaines de sécurité (URS) de Kouba, qu’il est «attendu de nouvelles dispositions, mais également un grand mouvement au sein des rangs de la Sûreté nationale», d’où la question de savoir si la DGSN innovera en la matière en décidant de mettre en place une structure provisoire voire un genre de P.C (poste de commandement) qui aura la charge de «coordonner» voire «combiner» entre les quatre Sûretés de wilaya dans le domaine de lutte anti – terroriste. Cette approche est des plus plausibles sachant que les derniers attentats perpétrés dans la capitale étaient alimentés à la source à partir des maquis du GSPC disséminés à travers ces wilayas. Ajoutez à cela, le mode opératoire des attentats du 11 décembre dernier qui était le même que celui perpétré le 11 avril 2007, qui ont ciblé le Palais du gouvernement et un commissariat de police situé à Bab-Ezzouar. Les moyens utilisés : des véhicules bourrés d’explosifs. La même méthode a été utilisée le 11 juillet dernier, soit trois mois plus tard, contre une caserne de l’armée à Lakhdaria dans la wilaya de Bouira. L’attaque suicide s’est soldée par la mort de dix militaires et de 35 blessés. L’arme du crime : Un camion frigorifique chargé d’explosifs. Une stratégie identique à celle employée dans le double attentat du 11 décembre dernier. En effet, contre le siège du Conseil constitutionnel et le siège du Pnud (ONU), les terroristes du GSPC ont utilisé des camionnettes-citernes pour commettre leur forfait. Des observateurs s’accordent à dire, par ailleurs, que la Direction générale de la Sûreté nationale compte introduire d’importants changements dans les différentes structures en charge de la question du renseignement considérée comme le premier outil de la lutte anti-terroriste.
Renforcement du renseignement
C’est dans cette optique, qu’il est attendu, dit-on «des changements importants» au niveau des renseignements généraux et ce, tant sur le plan humain que sur les capacités opérationnelles, vu que l’objectif recherché est de capitaliser au maximum la stratégie mise en place par la Sûreté nationale en l’occurrence la notion de «police de proximité». Une approche lancée depuis quelques années par la DGSN et dont l’objectif était celui de rapprocher davantage la police du citoyen. En termes sécuritaires, la DGSN avait fixé aussi comme objectif la «pénétration» des quartiers considérés comme «chauds» dont sont originaires les auteurs des derniers attentats kamikazes. Côté police judiciaire, il n’est pas exclu que des changements importants interviennent tant au niveau des sûretés urbaines et de daïras relevant des Sûretés des wilayas de Boumerdès et d’Alger. Enfin, au niveau de la capitale, les trois divisions de police judiciaire (Est - Centre - Ouest) qui ont, jusque-là, donné selon nos sources «des résultats probants verront leurs prérogatives renforcées, de sorte à bénéficier de la même marge de manœuvre» dont avait bénéficié durant les années 1990 la défunte ONRB (Office national de répression du banditisme). Ceci étant, en attendant que les mesures évoquées par M. Ali Tounsi entrent en vigueur, il est important de signaler que de nouvelles mesures sécuritaires ont vu le jour depuis les attentats du 11 décembre. Ainsi, des postes de contrôle et autres barrages de police ont été dressés dans des lieux qui auparavant n’étaient pas touchés.
A. B.

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