Le Groupement ferroviaire algéro-russe (GFAR) est l'unique soumissionnaire en phase technique pour la réalisation de la phase 1 du projet d'aménagement ferroviaire de la région algéroise. Chérif Bennaceur- Alger (Le Soir) - Ce groupement est constitué de la
société algérienne Infrafer et de la Société des chemins de fer russes
(chef de file), en sous-traitance partielle avec la société allemande
Siemens. Hier, au siège de l'Agence nationale d'études et de suivi de la
réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) à Rouiba, ce
groupement a été le seul à présenter une offre pour ce projet. Une offre
qui sera évaluée dans les prochains jours, en attendant la présentation
des offres commerciales, la signature du contrat et le démarrage des
travaux prévu avant la fin du premier semestre 2008. Un appel d'offres
international restreint avait été lancé en septembre 2007 en ce sens et
pour lequel 32 entreprises et groupements avaient retiré le cahier de
charges. Prévue pour le 25 novembre dernier, l'ouverture des plis
techniques avait été reportée à hier. Toutefois, le délai de
présentation des offres ne pouvait être prorogé davantage, selon le
directeur général de l'ANESRIF, Hassan Saïdi, au regard de l'importance
de ce projet voulu répondre aux besoins de plus en plus croissants en
transports rapides, confortables et fluides. Pour Hassan Saïdi, l'ANESRIF,
en tant que maître d'ouvrage délégué, s'attendait à un nombre réduit de
soumissionnaires aptes à maîtriser ce projet «complexe».
Extension et réaménagement du réseau ferroviaire d'Alger
Il s'agit en effet de travaux qui préfigurent le visage futur de la
capitale et de sa banlieue. Outre la modernisation par électrification,
l'amélioration des conditions de son exploitation par la construction
d'ouvrages d'art, et une meilleure sécurisation par introduction de la
signalisation de type ERTMS, le réseau ferroviaire de la banlieue
algéroise verra les capacités de ses lignes augmenter et connaîtra une
extension. Celle-ci concerne la construction d'une desserte qui reliera
l'aéroport Houari-Boumediene au réseau ferré national et la construction
de voies supplémentaires entre Hamma et Rouiba. Ce projet comportera
également l'aménagement des gares d'Alger, Hussein-Dey, Caroubier,
El-Harrach, Oued-Smar, Bab- Ezzouar, Reghaïa, Birtouta et Blida. Il
verra aussi la construction d'une gare centrale grandes lignes, grande
banlieue et la desserte de l'aéroport, achevant le processus de maillage
et d'intégration des lignes ferroviaires. Ce projet revêt également une
dimension environnementale par l'introduction de la traction électrique
aux lieu et place de la traction diesel ainsi que par la délocalisation,
à la périphérie d'Alger, des installations de maintenance. Dans sa
seconde phase, attendue ultérieurement, le projet verra la construction
de nouvelles infrastructures qui permettront au service régional et aux
trains grandes lignes de rejoindre la capitale sans être gênés par des
trains omnibus. Dans ce schéma, sur ces nouvelles voies circuleront tous
les trains de banlieue, de grandes lignes et régionaux qui n'auront pas
à s'arrêter en gare. A rappeler que le réseau ferré de la banlieue
d'Alger s'étend sur une longueur de 121 kilomètres et comporte deux
tronçons de ligne : la ligne de banlieue Est (Alger- Thénia), la ligne
de banlieue Ouest (El-Harrach-El Affroun) et une bretelle
Gué-de-Constantine-Oued Smar. Ce réseau est constitué de 18 gares, 11
haltes, 1 dépôt pour le matériel de traction, 1 atelier d'entretien et
de réparation des locomotives et 1 centre d'entretien et réparation du
matériel roulant.
Les projets d'investissements seront réalisés dans les délais
Ceci étant, Hassan Saïdi a indiqué que 9 ouvertures de plis ont été
effectuées en 2007. Il s'est montré rassurant sur la réalisation dans
les délais contractuels, à l'horizon 2009 – 2010, des grands projets
d'investissement déjà lancés ou en voie de l'être en matière d'extension
et modernisation du réseau ferré national. Managé sous la houlette de l'ANESRIF,
ce programme ambitieux bénéficie d'une enveloppe de l'ordre de 18
milliards de dollars de fonds publics. Plus de 2 000 kilomètres de
lignes sont en cours de réalisation, ainsi que l'introduction du système
de signalisation de type ERTMS couplé au GSMR, la mise à double voie et
l'électrification. Cette modernisation est déjà lancée sur une grande
partie de la rocade Nord qui reliera Annaba à Oran avec des extensions
jusqu'aux frontières tunisienne et marocaine. Cette modernisation est
également en cours au niveau de la rocade des Hauts-Plateaux même si des
appels d'offres doivent encore être lancés pour l'achèvement de la
partie ouest de cette rocade. De même que cette modernisation concerne
les pénétrantes du Sud dont la première reliera à l'ouest Sidi-Bel-Abbès
à Béchar (en cours de réalisation), au centre Boumedfaâ à Hassi-
Messaoud via Djelfa, Laghouat et Ghardaïa (des appels d'offres restant à
lancer) et à l'est Constantine à Hassi-Messaoud en passant par Biskra et
Touggourt.
C. B.
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