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3e mandat. Emboîtant le pas à Sarkozy, Carla Bruni déclare :
«Moi aussi, je vais apporter mon soutien à Boutef’.»
Quaaaaaaaaaaaaand ? Je veux y être !
Quand quelqu’un vous dit «les choses sont claires», que faut-il en tirer
comme conclusion ? La première, c’est que ces choses dont il parle ne sont pas
opaques. Normal, elles sont claires. Ensuite, il faut tout de même se demander
si les choses, lorsqu’elles sont présentées comme claires sont transparentes. La
clarté est-elle synonyme de transparence ? Ça ferait un bon sujet de philo à
l’examen du baccalauréat. D’autant plus que les enseignants passent leur temps à
dire aux élèves «exprimez-vous et écrivez clairement, car ce qui s’énonce
clairement se comprend aisément». Mais alors, si ce qui s’exprime clairement se
comprend aisément, pourquoi pose-t-on des questions ? Poser une question, cela
revient à dire que les choses ne sont pas aussi claires qu’annoncées ou que
présentées. Et si les choses ne sont pas aussi claires que claironnées, cela
implique qu’il subsiste encore des zones d’ombre. Et l’ombre est l’ami de
l’opaque. Ce qui est opaque ne peut donc pas être clair ! L’inverse étant vrai
aussi. Dès lors, il est clair que lorsque quelqu’un affirme que les choses sont
claires, alors qu’elles ne le sont pas vraiment, c’est qu’il y a un problème.
Les problèmes ont-ils une couleur ? Sont-ils plus proches des teintes claires
que des tons opaques ? On peut avoir un début de réponse à cette question en
revenant aux expressions convenues, aux formules habituellement usitées. C’est
ainsi que l’on dira couramment «la résolution de ce problème tirera les choses
au clair». Expression elle-même inspirée d’une formule plus ancienne : «De
grâce, éclairez ma lanterne !» En elle-même, cette phrase pose tout de même
problème et présente des zones d’ombre. Pourquoi diantre s’encombrer d’une
lanterne si elle n’est pas éclairée ? Et à quoi rime le fait de se trimballer
dans la rue avec, au bout du bras, une lanterne non éclairée tout en implorant
les passants qui passent de l’éclairer pour vous ? Finalement, à la lumière de
tout ce qui précède, doit-on conclure qu’il ne suffit pas de dire que les choses
sont claires pour qu’elles deviennent moins opaques ? Je comprends parfaitement
votre trouble. Il est clair que tout cela mérite réflexion. En attendant
d’autres éclairages, je vous invite à fumer du thé et à rester éveillés, le
cauchemar continue.
H. L.
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