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Moi, avec Carla Bruni, le …
…traité d’amitié, je le signe sur-le-champ !
Maintenant qu’on sait qu’il va y aller, qu’il va y aller en courant et en
jouant au foot avec tous les gamins qu’on mettra sur sa route, ne reste plus
qu’une seule question en suspens : qui sera la potiche ? Attention ! Ne riez
pas. Ne pensez surtout pas qu’il s’agit là d’un point de détail, d’un machin qui
se gère sur le pouce. La recherche, la quête de la potiche, de la greluche qui
rendra avril 2009 plus rigolo encore est une entreprise moins aisée qu’on ne le
pense, moins anecdotique. On ne choisit pas une potiche comme ça. Il y a potiche
et potiche ! Ne s’improvise pas potiche qui veut. Potiche pour une élection
présidentielle, c’est un métier. En Algérie, il n’y a pas de place pour une
potiche amateur dans la course bidouillée pour un scrutin présidentiel. Il faut
de la potiche «pro». Une qui a de l’expérience. Une blanchie sous le harnais du
club très fermé des «superpotiches». Pas de la potiche contrefaite. De ces
potiches qui s’effondreraient dès le 1er round, dès la première semaine de
campagne. Non ! Ce qu’il faut, c’est le canasson dur au mal, celui qui arrive
encore aujourd’hui, après un demi-siècle d’esbroufes et de défilés des potiches,
à vous faire croire que cette fois, c’est pour de vrai. Que cette fois, c’est la
bonne. Dans cet ordre d’idées, la meilleure des potiches, c’est celle qu est
elle-même profondément et éperdument convaincue qu’elle ne fait pas office de
potiche dans cette élection. La plus crédible des potiches, c’est celle qui
croit qu’elle est soutenue par qui elle sait, et qui pense que nous savons tous
qui se cache derrière ce «qui elle sait». La plus habile des potiches, c’est
celle qui vous vendrait «l’heure du changement enfin arrivée» alors qu’elle-même
n’a pas de montre. La vraie potiche, c’est celle qui vous fera veiller très
tard, après la fermeture des bureaux de vote, alors qu’en Algérie, les seules
nuits durant lesquelles on peut dormir tôt, dormir tranquille et ne rien
attendre d’extraordinaire, ce sont les nuits de scrutins. Et plus
particulièrement, les nuits de scrutin présidentiel. Et puis, bien sûr, la reine
des potiches, ça serait, de mon point de vue, celle qui vous amènerait à allumer
votre radio le vendredi suivant l’élection. Juste pour écouter le ministre de
l’Intérieur. Celle-là, indiscutablement, c’est la Rolls Royce des potiches. Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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