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Annulation sans aucune explication du voyage de
Abdekka à Constantine.
Le GSPC se dit outré et indigné !
Ecouté à la radio, au journal de 16 heures d’hier lundi, sur la Chaîne III.
Des élus de différentes obédiences siégeant à l’APW de Béchar n’arrivent pas à
s’entendre, s’opposent et bataillent fermement autour de plusieurs projets,
notamment la liste des vice-présidents. Le ton monte, et ces élus finissent par
se traiter de tous les noms d’oiseaux. Jusque-là, rien de bien extraordinaire.
Les élus algériens, écolos dans l’âme, se traitent régulièrement de tous les
noms d’oiseaux, s’invectivent et se crêpent le chignon tout le temps et partout,
jusqu’au moment où on leur ordonne de voter dans le sens dicté. Ce qu’ils font
généralement sans rouspéter, de manière disciplinée. Par contre, cette fois-ci,
ce qui est nouveau avec l’APW de Béchar, formidablement nouveau,
extraordinairement nouveau, c’est que des élus bécharis, devant l’impasse des
travaux, ont menacé, si leurs propositions ne passaient pas, de… répudier leurs
épouses ! Je sais ! Je sais ! Vous vous dites «il doit y avoir une erreur de
frappe». Ben non ! Pas d’erreur de frappe. Je ne suis pas non plus sous l’effet
de produits hallucinogènes. Je n’ai rien fumé. Je n’ai rien bu. Sauf les propos
pleins d’humour et de finesse du correspondant de la chaîne III, rendant compte
de cet épisode à peine croyable et lui-même encore sous le choc. Voilà mesdames
les épouses ! Voilà ce qui vous attend de la part de vos élus de maris. Votre
sort est donc suspendu à l’issue des travaux de l’APW. Vous devrez attendre,
guetter avec anxiété, surveiller, épier tout ce qui se dira et se décidera au
cours des prochaines réunions de l’APW. Vous saurez ainsi quel sort vous aura
été réservé. Soit vos chers et tendres époux obtiennent gain de cause, et vous y
réchapperez. Soit ils sont déboutés, et là, on verra si ces élus tiendront
parole. Et pour une fois, du fond du cœur mesdames, je souhaite que des élus
algériens ne tiennent pas parole, ne respectent pas une promesse faite en
public. Algériennes ! Algériens ! Soyons solidaires avec nos sœurs de Béchar. Et
fumons du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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