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1. Ça commence à bien faire tous ces mots violents qu’on se balance à travers la figure. Ça commence à saturer avec toutes ces fausses batailles menées par de faux protagonistes, travaillés, de bric et de broc, inventés sur le tas, imbus d’une légitimité dont ils se sont acquittés de la dernière traite, dressés comme des gladiateurs qui croient qu’il leur revient de jouer du pouce, dans une espèce de noria en trompe-l’œil où la doublure se confond tellement avec l’acteur qu’on ne sait plus qui est le théâtre et quel est son double. Ça commence à faire épais cette ombre ajoutée à toutes les autres ombres pour faire croire qu’il y a d’un côté la lumière et de l’autre l’ombre alors qu’en réalité, c’est la même chose qui fait kif-kif. «Les sociétés littéraires, c’est encore la société», hurlait Léo Ferré. L’opposition moralisatrice et bling-bling, pour reprendre le concept tintinnabulant en vogue de l’autre côté (ça dépend où on est, et cette posture est déjà un enjeu dans les guerres de position), c’est encore le pouvoir. Le pouvoir dans sa phase déchue ! Mais ce n’est pas de ça que je voulais te causer. Il fait beau, l’azur est à sa place, la nature est déjà en fleurs, il faut remiser l’arsenal de tueur pour célébrer la vie ? Ah la poésie ! Oui ! Le combat pour la liberté ? Oui, aussi, surtout ! Mais pas ces trucs qui sonnent comme des clairons de chasse dont l’épouvantail cache l’ego.
Suite...
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