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Présidentielle de 2009. C’est officiel ! Il ne se présentera
pas.
Le fameux Hamza !
Ce n’est pas sérieux ! Pourquoi diantre courir le risque de faire passer la
révision de la Constitution par les deux chambres, le Sénat et l’APN ? Pourquoi
se mettre ainsi en danger ? Et du coup, mettre en péril un 3e mandat pour le
président sortant-rentrant ? Je trouve cette démarche-là inutile, stupide et
surtout pleine d’imprévus. Eh oui ! Imaginez un peu que l’une des deux chambres,
le Sénat ou l’Assemblée, ou les deux chambres en même temps, votent contre un
amendement de la Constitution ? Un accident est vite arrivé. Des députés qui
lèvent le mauvais bras. Tout un groupe parlementaire qui serait atteint d’hernie
du bras ankylosante, laquelle, comme son nom l’indique, empêche de lever le bras
haut. La machine de comptage qui s’emmêle les décimales et les virgules. Des
élus du peuple qui se seraient endormis pendant le vote. Plus de 200 députés
obligés de quitter l’hémicycle au même moment parce qu’appelés au chevet de
leurs enfants, tous atteints de rhinopharyngite purulente à tendance
paranoïaque. On le voit bien à travers ces quelques exemples de la vie ordinaire
d’une Assemblée algérienne, tout peut arriver lors d’un vote parlementaire. Mais
pardessus tout, un scrutin dans une Assemblée est imprévisible pour une raison
toute simple : parce que l’Assemblée est le lieu par excellence de la vie
démocratique. Les députés sont démocratiquement élus. Et lorsqu’on leur soumet
un texte, une loi ou un amendement à voter, ils le font de manière saine et
probe. En leur âme et conscience. Sans recevoir d’ordre ni de consignes de vote
par SMS. C’est connu de tous ! C’est un fait admis et établi. Alors, je repose
la question : pourquoi se mettre en danger et mettre en danger la possibilité
pour le chef de l’Etat de rempiler à la tête du pays ? Je sonne l’alerte autour
de ce péril imminent. Et j’en profite pour lancer un slogan de campagne :
«Révision de la Constitution : ni référendum populaire ni vote parlementaire !
Ezz’doum bark !» Et je fume du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui
continue.
H. L.
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