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Soutien à un 3e mandat de Abdekka. Soltani hésite
encore. Indécis, le leader du MSP ne sait pas s’il …
…l’annoncera un jour de semaine ou en week-end
La nouvelle a été accueillie avec consternation hier vendredi à l’annonce des
cours du jour sur les places mondiales : le baril de pétrole a reculé d’un
dollar. Il est descendu à 91 dollars ! El wakhdha ! Nous sommes perdus !
Branle-bas de combat. Je suis allé immédiatement à la superette du quartier où
j’ai fait provision pour des mois. Ensuite, j’ai dévalisé le marchand de fruits
et légumes. Je suis ressorti de toutes ces échoppes le porte-monnaie vide, mais
avec au moins la satisfaction d’avoir, pour quelques petites semaines, mis à
l’abri les miens contre la famine à venir. Car avec un baril à 91 dollars, point
de doute possible, la famine est à nos portes. Elle nous guette déjà la perfide.
Comment voulez-vous que nos pauvres dirigeants arrivent à nous nourrir avec du
pétrole à 91 dollars ? C’est mission impossible ! Déjà, avec un baril à 100 et
ils n’y arrivaient pas. Alors, vous pensez bien qu’à 91, nous allons nous
entre-déchirer dans les rues, nous entre-dévorer. Ça va être la boucherie. Et
même pas une boucherie estampillée hallal ! A moins que nous nous serrions les
coudes. Que nous fassions preuve de solidarité entre nous en ces temps de
disette annoncée. Moi, par exemple, j’ai décidé d’observer une trêve pendant
toute la période où le pétrole dégringole. Après tout, je suis algérien ! Je
n’ai pas de patrie de rechange. Et je comprends par conséquent qu’une tâche
immense, titanesque, colossale, terrible attend nos dirigeants : gérer tout un
pays, un pays aussi grand, aussi vaste que l’Algérie avec un pétrole à 91
dollars le baril. C’est impensable ! Je ne voudrais pas être à leur place. Et
eux non plus, je pense qu’ils ne voudraient pas que nous soyons à leur place.
Car, même à 91 dollars, je les sais bourrés d’esprit de sacrifice. Ils resteront
aux commandes. Ils se tueront encore au travail. Ils poursuivront coûte que
coûte, leur vaillante mission. Celle qui consiste à nous faire fumer du thé pour
rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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