samedi 2 fevrier 2008
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EL WAKHDHA !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Soutien à un 3e mandat de Abdekka. Soltani hésite encore. Indécis, le leader du MSP ne sait pas s’il … 

…l’annoncera un jour de semaine ou en week-end

La nouvelle a été accueillie avec consternation hier vendredi à l’annonce des cours du jour sur les places mondiales : le baril de pétrole a reculé d’un dollar. Il est descendu à 91 dollars ! El wakhdha ! Nous sommes perdus ! Branle-bas de combat. Je suis allé immédiatement à la superette du quartier où j’ai fait provision pour des mois. Ensuite, j’ai dévalisé le marchand de fruits et légumes. Je suis ressorti de toutes ces échoppes le porte-monnaie vide, mais avec au moins la satisfaction d’avoir, pour quelques petites semaines, mis à l’abri les miens contre la famine à venir. Car avec un baril à 91 dollars, point de doute possible, la famine est à nos portes. Elle nous guette déjà la perfide. Comment voulez-vous que nos pauvres dirigeants arrivent à nous nourrir avec du pétrole à 91 dollars ? C’est mission impossible ! Déjà, avec un baril à 100 et ils n’y arrivaient pas. Alors, vous pensez bien qu’à 91, nous allons nous entre-déchirer dans les rues, nous entre-dévorer. Ça va être la boucherie. Et même pas une boucherie estampillée hallal ! A moins que nous nous serrions les coudes. Que nous fassions preuve de solidarité entre nous en ces temps de disette annoncée. Moi, par exemple, j’ai décidé d’observer une trêve pendant toute la période où le pétrole dégringole. Après tout, je suis algérien ! Je n’ai pas de patrie de rechange. Et je comprends par conséquent qu’une tâche immense, titanesque, colossale, terrible attend nos dirigeants : gérer tout un pays, un pays aussi grand, aussi vaste que l’Algérie avec un pétrole à 91 dollars le baril. C’est impensable ! Je ne voudrais pas être à leur place. Et eux non plus, je pense qu’ils ne voudraient pas que nous soyons à leur place. Car, même à 91 dollars, je les sais bourrés d’esprit de sacrifice. Ils resteront aux commandes. Ils se tueront encore au travail. Ils poursuivront coûte que coûte, leur vaillante mission. Celle qui consiste à nous faire fumer du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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