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Révision de la Constitution et 3e mandat. C’est ce jeudi
que le MSP et Soltani annonceront leur position.
Allongée !
Qui a dit que la justice algérienne fonctionnait au ralenti ? Qui a osé une
telle énormité ? Non ! La justice algérienne travaille. Et elle travaille avec
une célérité qui ferait pâlir les justices du monde entier. Pas un jour sans que
vous appreniez que les tribunaux de Bel-Abbès, de Skikda ou de Bir Lakh’la ne
siègent pour juger des… harragas ! Prenez votre journal, n’importe quel journal
de ce lundi, et je vous parie que vous y trouverez, niché quelque part, entre
les rebelles tchadiens qui font la bamboula à N’Djamena et la conférence de
presse de Rabah Saâdane, le compte rendu d’une audience au cours de laquelle des
candidats malheureux au départ auront été condamnés à des peines de prison.
Souvent très lourdes. Voilà donc une preuve que lorsqu’un secteur veut se mettre
au boulot, il peut ! Et aujourd’hui, la justice algérienne montre à ses
détracteurs que leurs critiques sont infondées, et qu’ils ne sont qu’une bande
de malfaisants médisants à la langue fourchue. Fini le temps où le moindre petit
sacripant, le dernier des plumitifs acnéique pouvait se la ramener et médire
d’une justice lente, bureaucratique, enlisée dans la paperasse, embourbée dans
les procédures sans fin, incapable de délivrer des avis et des décisions avant
la mort par vieillesse des accusés et des plaignants. Aujourd’hui, tu prends la
barque à minuit. Tu rames avec tes potes jusqu’à n’en plus pouvoir. Tu sombres à
2 heures du matin. A six heures, avec un peu de chances, tu échappes aux
barracudas, aux murènes et aux requins et t’es sauvé par un méthanier de
passage. Et à huit heures, tu comparais devant le juge. Avant midi, t’es
condamné ! C’est pas beau ça ? C’est-il pas magnifique ? C’est cela le progrès !
Alors, de grâce, laissons la justice travailler ! Laissons la justice, enfin
redevenue rapide, condamner les damnés de cette terre d’Algérie. Et
contentons-nous juste de fumer du thé et de rester éveillés à ce cauchemar qui
continue.
H. L.
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