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C’est demain que le MSP annoncera si, oui ou oui, il
soutient un 3e mandat.
A ce stade, rien n’est encore joué, mais je
pense que l’on s’achemine vers un oui !
C’est incompréhensible que ce gars-là continue encore à jacter. Pourquoi ne
se tait-il pas ? Ça serait tellement plus simple pour Mellouk de parler d’autre
chose que de magistrats et de moudjahid faussaires. Voilà où ça le mène de
vouloir dénoncer : 4 mois de prison ferme. Ne sait-il pas, cet entêté, que dans
le DLA, le dictionnaire du lexique algérien, à la lettre D, deux mots ont été
supprimés pour nécessité de service, «dénoncer» et «démocratie » ? Bonté divine
! Avec son allure de père de famille tranquille, avec ses cheveux gris cendrés,
avec sa silhouette discrète, effacée, pourquoi ne s’efface-t-il pas pour de vrai
? Qu’il s’occupe de faire les courses avec son petit panier, avec son petit
pardessus élimé, avec son petit chapeau en feutrine, et qu’il cesse de déranger
ceux qui n’aiment pas être dérangés, ceux qui détestent ceux qui les dérangent.
M’enfin ! En Algérie, y a un tas de trucs à faire lorsqu’on veut vivre pépère.
Des machins les uns plus intéressants que les autres. Surveiller la pousse des
bégonias sur le rebord de son balcon. Veiller à ce que le paillasson sur le pas
de la porte reste propre. Respecter les horaires de sortie des ordures
ménagères. Éviter comme la peste le voisin qui vous relance pour la 2369e fois à
propos de la création d’un syndic d’immeuble. Que du passionnant ! Que du
prenant ! Et si Mellouk n’aime pas les bégonias, il peut planter des géraniums !
La république, pas regardante en matière de plantes grasses, ne lui en voudra
pas de préférer les géraniums aux bégonias. Elle ne lui intentera pas de procès
en diffamation. Et quand bien même, demain, par un hasard vachement improbable,
la république commencerait à voir d’un mauvais œil les plantes d’appartement, et
bien au diable les bégonias, les géraniums, les fucus, les tubercules, la terre,
le compost et l’engrais liquide. Pour vivre heureux, vivons cachés, la tête dans
le pot ! Et fumons du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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