Culture : MUSIQUE
Raïat El Djazaïr, une nouvelle fresque dans le répertoire de Yousfi Selouane


Le compositeur et parolier Yousfi Selouane, dont le parcours artistique s'étale sur plus de quarante années, vient de concevoir sa troisième fresque musicale intitulée Raïat El Djazaïr (splendeur de l'Algérie).
«Dans cette composition artistique, j'évoque l'Algérie, sa grandeur, son histoire, sa culture et ses traditions», a indiqué l'artiste. Il ajoute que cette fresque «est un véritable voyage artistique et culturel à travers toutes les régions du pays». «Les paroles poétiques sont en symbiose avec la musique du terroir que j'ai reprise en lui donnant un cachet contemporain tout en gardant l'authenticité des rythmes et des sonorités musicales », a expliqué l'artiste. Ses deux précédentes fresques, intitulées El ard ettahira (la terre pure) et Qablatou ethouwar (La Mecque des révolutionnaires), «sont également un hymne à l'Algérie», a-t-il précisé. L'artiste et interprète a également à son actif une autre œuvre sur la Révolution nationale intitulée Qal'aat emdjadi (la citadelle de mes glorieux aïeux), où il évoque les différents soulèvements populaires ayant marqué la période 1830-1920 et rend hommage aux valeureux moudjahidine. L'Algérie, avec ses paysages, ses sites grandioses, ses monuments de grande valeur architecturale et historique, et toute la richesse de son patrimoine oral constitue ma source principale d'inspiration», a affirmé l'artiste Selouane qui vient d'enregistrer un CD dans lequel il reprend ses anciennes œuvres ayant remporté un franc succès durant les années 1970 et 1980 tels que Ya el warda (oh la rose !), Edjmal hidaya (le plus beau cadeau), et Ala chatt el bouhour (sur le bord de la mer). «C'est avec la chanson Ala chatt el bouhour que j'ai décroché en 1964 le prix de la finale de Ma'a El houwet (avec les amateurs), une émission similaire à celle de Elhane wa chabab », a confié Yousfi Selouane, un artiste qui, dès son plus jeune age, a révélé une grande sensibilité à la musique. «Lorsque j'étais encore bébé, mon père me berçait avec du medh sur des airs ancestraux», se rappelle avec nostalgie Yousfi Selouane. Il découvre, encore enfant, la musique à travers les chansons de Fadila Dziriya et Abderrahmane Aziz, qu'il qualifie de «monuments de la chanson algérienne». «J'écoutais aussi, durant de longues heures, les chansons de chikh Hamada et d'Ahmed Wahby, deux artistes qui ont contribué au choix de ma carrière artistique», a affirmé Yousfi Selouane, qui a créé son premier orchestre en 1964. «Nous jouions tous les soirs. Nous animions les fêtes familiales et les galas. Ce qui nous intéressait le plus, c'était de chanter, d'exprimer notre bonheur d'avoir recouvert l’indépendance, de voir notre pays libéré après une occupation coloniale qui a duré plus de cent trente ans», a affirmé l'artiste. Outre la musique,Yousfi Selouane incarnera des seconds rôles dans de nombreux films, notamment Conversation de Lamine Merbah, Libération, du réalisateur Moussa Haddad, ainsi que El lafita (l'affiche) et Chafika de Djamal Fezzaz.

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