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Très franchement, s’il y a bien une menace sérieuse en
Algérie, elle ne vient pas du christianisme, mais plutôt
du …
…crétinisme !
Le terrorisme a un projet de société. Le régime non. Dans son action de
terreur, le GSPC travaille intelligemment l’imaginaire terrorisé des Algériennes
et des Algériens. Il vient d’assassiner 7 militaires à… Guemmar. Là même où tout
avait commencé. Presque tout. Avant les législatives de 1991. Le terrorisme a
une stratégie. Le régime non. Enfermé derrière ses herses, coincé dans une
présidence barricadée comme Fort Alamo, bunkerisé dans ses peurs d’un nouvel
attentat à la «batnéenne», le pouvoir n’a pas le temps de décrypter les messages
que le GSPC lui fait parvenir régulièrement, la symbolique guerrière qu’il lui
trace sous ses balcons, parfois même sur les murs suintant de trouille du
palais. Lorsque la seule logique qui guide est celle du partage du gâteau, on
n’a pas le temps de décoder les télégrammes de la terreur. Le seul décodeur dans
lequel on a investi est celui qui donne les tendances boursières et les cours du
brut. Alors, vaine attente que celle qui consiste à guetter un chef du
gouvernement ou un président de la République venant devant les caméras et les
micros établir un lien entre Guemmar 1991 et Guemmar 2008 et dire quelle sera la
réponse, la réplique à cette missive meurtrière. Pris au piège entre les herses
d’El Mouradia et les kamikazes de Droudkel, l’Algérienne et l’Algérien doivent
se contenter de prophéties surnaturelles. Comme celle que vient de commettre le
patron de la police. Ali Tounsi promet la sécurité aux citoyens en… 2010 ! En
attendant cette date miracle, je retiens ce fait : en moins de 48 heures, le
terrorisme «agonisant», le terrorisme «finissant» a attaqué frontalement un
poste de police à Tizi-Ouzou. Et s’en est revenu, en 2008, sur les lieux d’un
crime commis en 1991 répéter l’ignoble. Tizi. Guemmar. Nous n’avons pas encore
fini de mesurer la portée de ces deux actions. Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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