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Ça y est ! L’école des cadets est de retour. Et à quand la
réactivation du…
…Conseil de la révolution ?
Je regardais, hier, sur le satellite la chaîne Planète Choc. L’émission en
cours traitait d’accidents incroyables, de faits surnaturels et de sauvetages
époustouflants, à la limite du crédible. Je n’ai pas regardé longtemps cette
chaîne, car leurs trucs, présentés comme extraordinaires, à couper le souffle,
me semblaient vachement ringards. Eh oui ! Chez nous, tous les jours, nous
assistons contraints et forcés aux machins les plus incroyables qui soient.
Prenez ce phénomène jusqu’à aujourd’hui non élucidé. Il y a quelques mois, la
télévision privée de l’Etat, les radios et tout le toutim du Ghaïta Band
faisaient fête à deux vedettes. On nous les avait présentées sous toutes les
coutures. A l’une, on avait consacré des interviews, des portraits, des bios
express et tout l’arsenal médiatique que l’on dégaine lorsqu’on a affaire à une
star. A l’autre, on a déroulé un tapis rouge, nous annonçant tous les jours son
arrivée prochaine parmi nous, son apparition imminente, son retour attendu
incessamment sous peu. Nous avions fini par croire que la vie commençait et
finissait avec ces deux figures illustres. Le temps, notre temps quotidien,
s’était quasiment réglé sur leur actualité. Chaque matin, nous guettions les
nouvelles de nos guest stars. Nous nous délections de leurs dernières
déclarations. Nous savions minute après minute s’ils avaient passé une bonne
nuit, s’ils s’étaient réveillés du bon pied, s’ils téléphonaient ou rendaient
visite régulièrement à leur famille ou, plus généralement, si les avantages dont
ils bénéficiaient au titre de leur starisation les agréaient. Tout allait bien
dans le meilleur des mondes, celui du people algérien jusqu’au jour où boum !
Patatras ! Plus rien ! Nous avons été soudainement privés, brutalement privés,
totalement privés de nouvelles de nos deux vedettes de l’écran, des ondes et des
journaux. Un drame ! Une catastrophe. Imaginez un peu notre désarroi : shootés
quotidiennement à la vie de nos stars, gavés de leurs actualités, mis en état
d’addiction profonde au moindre de leurs faits et gestes, aujourd’hui, avec
cette interruption inexpliquée des programmes, nous souffrons, nous nous tordons
de douleur comme de vulgaires junkies. S’il vous plaît ! Mettez fin à nos
atroces douleurs ! Dites-nous ce que sont devenus Abderezzak El Para et Hassan
Hattab. L’un avait été arrêté. L’autre s’était rendu. Pour mémoire, bark ! Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L
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