mercredi 13 fevrier 2008
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LES KAMIKAZES ET CELUI QUI RELÂCHE LES KAMIKAZES !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Dans un message lu à l’ouverture des assises nationales, Abdekka déclare : «Le tourisme est une priorité nationale.» 

Wallah que je n’en doute pas un instant !

Bouira. Les services de sécurité ont empêché une catastrophe. Vous pouvez lire dans ce numéro du Soir le compte rendu de cette affaire d’attentat kamikaze déjoué in extremis. Je ne vous en dis pas plus, lisez, c’est en page 3. Sachez juste que l’un des cerveaux de cette opération terroriste est un… élargi. Terme fleurant l’eau de Javel et le Sanibon et censé nous rendre plus acceptables les tangos défaits, la vermine écrasée. Alors, au-delà des faits, au-delà de ce qui vient de se passer à Bouira, un constat à faire, à refaire et à rerefaire encore à l’envi. Autant la première fois, lorsqu’un attentat a eu lieu après une longue période d’accalmie, et qu’il s’est avéré que l’auteur était un «élargi» un «pardonné», on pouvait se dire qu’il ne s’agissait là que d’un hasard. Ensuite, dans un enchaînement très rapide d’attentats, il s’est quasiment vérifié qu’à chaque fois, dans le groupe de tueurs en masse, il y avait un, voire plusieurs «élargis», «pardonnés», «absous», «concordés». Une fois, va ya sidi pour la coïncidence. Deux, c’est peut-être une conjonction astrale extraordinaire n’arrivant que tous les 30 mille ans, un mardi soir de pleine lune. Mais tous ? A chaque fois ? Systématiquement ? Dans toutes les crasses terroristes qui nous retombent sur la tête depuis 1999, il y a dedans, derrière, devant et dessus la «Main du Repenti» ? Ça commence à faire beaucoup. Beaucoup trop ! Et plutôt que d’incriminer le kamikaze, qui de toutes les façons est éparpillé en mille morceaux, il m’intéresse, moi, parce que Dieu m’a doté d’un cerveau et que de temps en temps j’y ai recours (avec modération, je vous rassure), il m’intéresse donc de poser une question simple. Ou plutôt deux : qui a élargi les futures bombes humaines ? Et pourquoi, dans ce pays qui ne manque pas de femmes et d’hommes sensés, responsables et patriotes, personne n’ose demander des comptes à celui qui, à mes yeux, est plus dangereux que les kamikazes. Celui qui les relâche ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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