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Dans un message lu à l’ouverture des assises nationales,
Abdekka déclare : «Le tourisme est une priorité nationale.»
Wallah que je n’en doute pas un instant !
Bouira. Les services de sécurité ont empêché une catastrophe. Vous pouvez
lire dans ce numéro du Soir le compte rendu de cette affaire d’attentat kamikaze
déjoué in extremis. Je ne vous en dis pas plus, lisez, c’est en page 3. Sachez
juste que l’un des cerveaux de cette opération terroriste est un… élargi. Terme
fleurant l’eau de Javel et le Sanibon et censé nous rendre plus acceptables les
tangos défaits, la vermine écrasée. Alors, au-delà des faits, au-delà de ce qui
vient de se passer à Bouira, un constat à faire, à refaire et à rerefaire encore
à l’envi. Autant la première fois, lorsqu’un attentat a eu lieu après une longue
période d’accalmie, et qu’il s’est avéré que l’auteur était un «élargi» un
«pardonné», on pouvait se dire qu’il ne s’agissait là que d’un hasard. Ensuite,
dans un enchaînement très rapide d’attentats, il s’est quasiment vérifié qu’à
chaque fois, dans le groupe de tueurs en masse, il y avait un, voire plusieurs
«élargis», «pardonnés», «absous», «concordés». Une fois, va ya sidi pour la
coïncidence. Deux, c’est peut-être une conjonction astrale extraordinaire
n’arrivant que tous les 30 mille ans, un mardi soir de pleine lune. Mais tous ?
A chaque fois ? Systématiquement ? Dans toutes les crasses terroristes qui nous
retombent sur la tête depuis 1999, il y a dedans, derrière, devant et dessus la
«Main du Repenti» ? Ça commence à faire beaucoup. Beaucoup trop ! Et plutôt que
d’incriminer le kamikaze, qui de toutes les façons est éparpillé en mille
morceaux, il m’intéresse, moi, parce que Dieu m’a doté d’un cerveau et que de
temps en temps j’y ai recours (avec modération, je vous rassure), il m’intéresse
donc de poser une question simple. Ou plutôt deux : qui a élargi les futures
bombes humaines ? Et pourquoi, dans ce pays qui ne manque pas de femmes et
d’hommes sensés, responsables et patriotes, personne n’ose demander des comptes
à celui qui, à mes yeux, est plus dangereux que les kamikazes. Celui qui les
relâche ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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