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Algérie. Découverte paléontologique sans précédent.
Un cimetière de mammouths et de dinosaures en
plein …
…Hydra, à Alger !
Au moment où des photos d’enfants algériens fouillant les poubelles pour en
tirer pitance ne choquent plus personne lorsqu’elles sont publiées dans des
journaux à grand tirage, au moment où des vidéos de cette même misère sont
visibles sur des sites internet comme Youtube.com, donc visionnables par toute
la planète, quelles sont les préoccupations de Monsieur Abdelaziz ? Il prépare
le congrès de son parti, le FLN. Pourtant, on pourrait penser que Monsieur
Abdelaziz, de par la fonction qu’il occupe, chef du gouvernement, ne s’emploie
du matin au soir qu’à combattre de toutes ses forces la pauvreté qui affame les
citoyens dont il a la charge. Que nenni ! Messire Abdelaziz a d’autres soucis !
Il doit dégraisser un conseil national fort de… 540 membres, et dont certains
«ne se connaissent même pas» ! Un conseil national du FLN à 540 ? Les enfants
des décharges et la famine attendront ! Voilà une tâche à la hauteur du génie de
ce bon Monsieur Abdelaziz. Et puis, lorsqu’il aura fait une cure
d’amaigrissement à son conseil national, Monsieur Abdelaziz devra s’attaquer à
une autre tâche encore plus prioritaire dans l’échelle des priorités algériennes
: le FLN doit décider s’il revient à l’antédiluvien Conseil de la révolution ou
alors s’il reste sur la configuration plus «moderne», plus hip-hop d’un bureau
politique et d’un comité central. Et que ceux qui pensent que ce ne sont là que
de menus travaux se détrompent ! Car après cela, Monsieur Abdelaziz, increvable
lorsqu’il s’agit de son FLN, devra aplanir les divergences et animosités
exacerbées entre les mouhafedh et les superviseurs, deux corps d’élite du FLN
frappés d’un seul défaut : ils ne peuvent se blairer ! Qu’à cela ne tienne !
L’astucieux Monsieur Abdelaziz, jamais en panne d’alternatives, a déjà trouvé
une parade le week-end dernier. Il a réuni séparément les deux corps malades de
jalousie. Les superviseurs à Hydra, au siège du parti. Et les mouhafedh au
Mouflon d’Or. Tant pis si ça gonfle les factures. De toutes les manières, en
bout de course, ce sont les enfants qui fouillent dans les poubelles pour en
tirer pitance, ceux dont je vous ai parlé en début de chronique qui paieront par
ricochet les notes de frais du FLN. Sacré Monsieur Abdelaziz ! Toujours aussi
près des citoyens. Toujours à l’écoute de leurs préoccupations. Je fume du thé
et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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