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Une odeur de soufre plane sur Constantine et sa banlieue. Ici l’on kidnappe un enfant de 4ans que l’on viole et étrangle. Ici, également, l’on égorge de nuit un avocat dans son cabinet. Ici encore la police et les pompiers arrivent en retard pour sauver un bébé qui grille à l’intérieur d’une voiture ayant pris feu. Ici, enfin, la saine colère des gens s’exprime par le «cailliassage» d’un commissariat. La ville prend peur tant la malvie est, à nulle part ailleurs, excessive. Non seulement c’est la cité qui meurt mais c’est aussi sa périphérie qui sécrète la mort violente.
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