mardi 26 fevrier 2008
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CHEZ NOUS, C'EST NORMAL !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Après le succès de l’opération à Alger, des citoyens de Mascara exigent à leur tour… 

…une station de dessalement de l’eau de mer

Je ne vois vraiment pas pourquoi les Français s’offusquent du fait que leur président, Nicolas Sarkozy, ait traité un citoyen de «sale con» et lui ai ordonné de «se casser». Où est le problème ? Nicolas Sarkozy est président, non ? Et donc il a le droit de dire «sale con» à qui il veut. Prenez chez nous, en Algérie. Abdekka assume totalement sa charge de chef de l’Etat et use des prérogatives qui lui ont été conférées par ceux qui l’ont ramené. Rappelez-vous, à Oran, il ne s’est pas contenté de traiter un universitaire de tous les noms d’oiseaux. Il l’a aussi pris par le col de la chemise et l’a malmené. Où est le problème ? Abdekka est président, non ? Donc, il peut traiter de «sale con» qui il veut. Et il peut aussi le tirer par le col ou par là où il veut. C’est cela un chef de l’Etat qui ne veut pas passer pour un trois quarts de président. Rappelez-vous encore : à cette mère éplorée qui lui expliquait que son fils avait été déclaré disparu, Abdekka, dans un geste d’une élégance folle, lui avait montré rageusement ses poches retournées et lui avait lancé : «Où veux-tu que je le cherche ton fils. Tu vois, il n’est pas là !» Où est le problème ? Qu’est-ce qui interdit à un président en possession de tous nos moyens d’exhiber ses poches vides sous le nez éberlué d’une citoyenne ? Rien ni personne ! Très sincèrement, je soupçonne les Français de faire beaucoup de chichis pour pas grand-chose. Comparativement, je trouve même que le petit Nicolas n’use pas totalement de ses prérogatives. On dirait qu’il se retient, qu’il hésite, qu’il n’ose pas aller jusqu’au bout de son pouvoir de président. Mais en même temps, c’est normal, il est jeune, il débute dans le métier. Il n’a pas l’expérience du nôtre de président, que Dieu lui prête longue vie. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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