Après avoir traité les employés de la Fonction publique en grève d’agitateurs et de turbulents, le chef de gouvernement M. Abdelaziz Belkhadem n’a pas cessé ses injures. Il a ouvertement approuvé la décision de son ministre de l’Education Boubekeur Benbouzid, de licencier les enseignants grévistes. Rosa Mansouri - Alger (Le Soir) - Sollicité sur cette question,
avant-hier en marge de la journée d’étude sur la recherche sur la santé
organisée par le ministère de la Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière, M. Belkhadem a déclaré que «les personnes qui ont
fait grève sont considérées comme absentes» et d’enchaîner que «les
contractuels n’ont pas le droit de faire grève», d’où la légitimité
réclamée par le ministre de l’Education de les mettre à la porte. M.
Belkhadem n’ajoute pas un mot. Quant au ministre de la Santé interrogé
sur les sanctions attendues dans son secteur suite à la grève qui a
perturbé le fonctionnement des établissements hospitaliers par deux
grèves successives, celle des paramédicaux et celle des médecins, Amar
Tou répond «qu’il a besoin des médecins et qu’il ne va pas procéder à
des licenciements».
Des laboratoires de recherche dans chaque CHU
Revenant à la recherche dans le domaine de la santé et biomédicale,
le chef de gouvernement a appelé la communauté universitaire et les
chercheurs à s’ouvrir avec attention à ce qui se fait dans les pays
développés, en matière de santé. «Les professionnels de la santé doivent
être à l’écoute de l’avancement de la recherche pour répondre à la
demande et compléter les efforts fournis par notre pays dans ce sens»,
a-t-il martelé. Cette journée d’étude intervient dans le cadre de la
préparation de la participation de l’Algérie à la Conférence
internationale de la recherche scientifique qui se tiendra en novembre
2008 à Bamako. Notre pays abritera en juin prochain, toujours dans cette
perspective, le Conseil des ministres africains de la santé. Pour
encourager la recherche, le ministère de la Santé a inclus dans son
nouveau schéma directeur, l’introduction des laboratoires dans
l’ensemble des CHU et a défini les thèmes de recherche de chaque
laboratoire. Les maladies transmissibles comme les hépatites, le VIH
sida et les maladies non transmissibles comme le cancer et le diabète
seront les premiers thèmes de recherche de ces laboratoires. La prise en
charge de ces maladies semble être la préoccupation majeure du
département de Amar Tou. Car l’évolution de ces maladies est accélérée
et l’Algérie doit prendre toutes ses précautions pour parvenir à
l’identification des facteurs favorisant leur apparition, afin de mener
les programmes de lutte les plus indiqués. L'Agence nationale de
développement de la recherche en santé (ANRS), compte actuellement 1378
chercheurs, dont 187 enseignants universitaires, activant dans les
différents domaines, notamment la santé publique, la recherche clinique
et pratique, la recherche biologique et la recherche pharmaceutique.
R. M.
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