Dans l’après midi d’hier, un minibus de marque Hyundai, à son bord 5 passagers desservant la commune de Aïn-El-Turck est tombé, vers 13 heures 30, du haut de la falaise de la route de la corniche inférieure. Ce bus qui se dirigeait vers Oran, a percuté une Peugeot 206 qui circulait dans le sens opposé avant de chuter d’une hauteur de plus de 50 mètres. L’accident tragique a eu lieu au niveau du tronçon routier de la corniche oranaise, aux lieux-dits l’Escargot et le rocher de la Vieille. L’accident qui serait, selon les témoignages, dû à un excès de vitesse a coûté la vie au receveur du bus âgé de 26 ans, le chauffeur, la trentaine et trois autres passagers âgés entre 12 et 17 ans s’en sont sortis avec des blessures de différentes gravités, dont deux d’entres eux, nous dit-on, sont dans un état jugé grave. Nous apprenons que le bus est resté accroché à une butte pendant quelques secondes au milieu de la falaise, ce qui a permis aux survivants de se jeter de la portière du bus qui s’était détachée. Deux d’entre eux ont été secourus et repêchés par les agents de la Protection civile fluviaux. Quant au corps du receveur, qui flottait à quelques mètres du bord de mer, il fut, nous dit-on, repêché par les plongeurs de la brigade de la Protection civile, épaulés par les semi-rigides des gardes-côtes. Les citoyens encore sous le choc, ne cessaient de parler de ce lieu maudit depuis bien des années et qui tient sa malédiction d’une ancienne «croyance» qui serait apparue à des automobilistes dans les années 1950. Selon plusieurs témoignages, régulièrement et au même endroit, très exactement au niveau du rocher de la Vieille, un gros tas de pierres qui surplombe le littoral qui fait d’ailleurs penser, vu de loin, à la tête d’une mémé qui porterait un chignon, d’où son nom, surviennent plusieurs accidents. D’ailleurs en deux mois (juillet -août) de l’année passée, les éléments de la brigade de la Gendarmerie nationale de Aïn-El-Turck ont dénombré 90 accidents de la circulation faisant 7 morts et 69 blessés, sur ce même tronçon. C’est à cet endroit, nous dit-on, que plusieurs reprises des automobilistes auraient eu la vision de la silhouette d’une femme vêtue de blanc qui marchait pieds nus en bordure de route, les cheveux aux vents et qui, brusquement, disparaissait sans laisser de trace. Etant sans aucun fondement, ladite vision est entrée dans la légende de la région. Pour revenir à la réalité, malheureusement pas des plus mythiques mais bien concrète, les blessés souffrant de multiples traumatismes au niveau des membres, la colonne vertébrale et de la tête ont été évacués aux urgences et la gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes et rationnelles de ce tragique accident. Amel B.
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