Après la disparition de la petite Nabila, une fille de 11 ans, depuis le 16 février passé, la rumeur et l’intox n’ont pas cessé de rajouter chaque jour un peu plus à la déprime de la famille de la victime, mais aussi à l’inquiétude des parents d’élèves qui, pris de psychose, n’ont plus que la vigilance comme arme. Certains parents — de plus en plus nombreux — se présentent au quotidien, avant l’heure d’entrée ou de sortie devant les portails des écoles primaires. «J’ai moi-même interpellé la maîtresse de ma fille pour qu’elle ne garde plus d’une minute de retard la classe, je m’en fiche du programme s’il ne finit pas, mais ma fille doit être ave ses camarades de la cité car je ne peux m’y rendre à tout moment pour l’accompagner», avoue une mère de famille, PES dans un lycée. En outre, certains responsables auraient même demandé aux autorités locales un renfort en encadreurs du IAIJ afin de parer au manque dans ces établissements. De nos jours, le phénomène de la pédophilie n’est plus à classer dans la rubrique des tabous mais est une réalité qui pousse un peu les gens à plus d’attention. A. Saly
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