A l’occasion du 19e anniversaire de la mort de l’écrivain Mouloud Mammeri, un certain 27 février 1989, la Direction de la culture de la wilaya de Bouira a organisé mercredi dernier au niveau de la salle Errich de Bouira une exposition photo retraçant l’itinéraire militant et littéraire de Mouloud Mammeri. Des écrits de journaux et de revues, ainsi que des résumés de ses œuvres multiples surtout celles ayant trait à la littérature amazighe, dont il fut le chantre et l’un des piliers, ont été exposés. Parmi les œuvres célèbres de l’écrivain que fut Dda l’Mouloud comme aimaient affectueusement à l’appeler tous ses fans, on retrouve la fameuse Tajarrumt n’Tmazight ou grammaire de tamazight, Les poèmes kabyles anciens, La transcription latine de la langue amazighe, mais aussi, ses célèbres romans comme L’opium et le baton, la traversée, Le sommeil du juste. En outre, et en plus d’une exposition photo, la Direction de la culture a programmé une pièce théâtrale de M’hamed Ben Guettaf «Fatma» traduite en tamazight par Hamida Aït El Hadj qui était présente. Par ailleurs, et c’est parce que l’occasion s’y prêtait, puisque le défunt Mouloud Mammeri n’a cessé, toute sa vie durant, à lutter et à œuvrer pour la promotion de la langue et culture amazighes, la Direction de la culture a saisi cette occasion pour honorer un des fils de la wilaya, Tahar Ould Amar, qui vient de décrocher le premier prix Apulée pour son roman d’expression amazighe Boururu(Hibou). Tahar Ould Amar est actuellement chef du bureau de Bouira du quotidien La dépêche de Kabylie. Avant d’embrasser la carrière journalistique, Tahar Ould Amar était enseignant de français pendant une quinzaine d’années avant de se reconvertir en enseignant de tamazight après l’introduction de celle-ci dans l’enseignement. Le roman a été déjà publié sous forme de chroniques intitulées Boururudans l’hebdomadaire L’hebdo N’Tmurthaujourd’hui disparu et dont l’écrivain journaliste était le co-fondateur. Rappelons que le prix Apulée a été institué par la Bibliothèque nationale pour encourager la création littéraire dans toute sa diversité tant en arabe, en tamazight et en français. Chaque année, il en est à sa deuxième édition, le prix Apulée prime un écrivain en herbe pour l’encourager à aller de l’avant. Y. Y.
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