lundi 03 mars 2008
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Actualités : RÉVISION DE LA CONSTITUTION
Bensalah presse Bouteflika de préciser son option


Pour le président du Conseil de la nation, la question de la révision de la Constitution est incontournable. Seul détail qu’il semble pressé de régler, c’est la manière dont interviendra le changement.

Nawel Imès - Alger (Le Soir) - Abdelkader Bensalah a profité, hier, de l’ouverture de la session de printemps pour demander expressément à Bouteflika de dire si la révision se fera par voie référendaire ou parlementaire pour «plus de visibilité». Le chef de l’Etat, appelé pour l’occasion «la partie habilitée», est ainsi sommé de préciser si les changements qu’il compte introduire nécessiteront un référendum se suffiront de la formalité du passage par l’APN. C’est dans le souci d’«enrichir le débat» que le président du Conseil de la nation a tenu à préciser ce qu’il pensait de la révision de la loi fondamentale, considérant cela comme inévitable puisque, dit-il, «les changements sont attendus par la plus grande majorité de la société qui aspire à plus de cohérence et de stabilité». A ceux qui crient au scandale et qui s’opposent au projet présidentiel, le président de la Chambre haute répond que la «logique» et l’«objectivité» devraient balayer d’un revers de la main leurs inquiétudes. «Ceux qui citent des pays qui n’ont pas révisé leur Constitution depuis des siècles n’ont pas toujours raison. Est-ce que ces pays cités en exemple ont fait de leur texte fondamental un texte sacré impossible à réviser. C’est faux ! A chaque fois que cela s’est imposé, ils ont apporté des modifications. Si ça se passe comme ça ailleurs, pourquoi pas chez nous ? Pourquoi devrions-nous être une exception ?», estime Bensalah qui n’ajoute que «la Constitution de 1996 a été élaborée dans des conditions connues de tous. La situation a bien changé depuis et la révision s’impose aujourd’hui comme un processus naturel. C’est une chose normale, je ne vois pas où est le problème». Le président du Conseil de la nation n’a fait, hier, que confirmer ce qu’il avait avancé à l’occasion de la clôture de la session d’automne, lorsque mettant devant le fait accompli son parti, il s’était empressé de se positionner en faveur de la révision de la Constitution qui ouvre la voie à Bouteflika pour briguer un troisième mandat.
N. I.

BAISSE DE LA TVA SUR LES HUILES VÉGÉTALES
Belkhadem dit non...

Interpellé en marge de l’ouverture de la session de printemps de l’APN, le Chef du gouvernement s’est dit farouchement opposé à la suppression de la TVA sur les huiles végétales qui atteignent des seuils jamais égalés. «Il n’est pas question de supprimer la TVA. Nous pensons qu’il faut revoir la structure des prix. Notre objectif premier est d’encourager la production et surtout l’industrie», estime-t-il. Belkhadem pense, en effet, que d’autres solutions pourraient être envisageables. «La question de la hausse des prix et de l’inflation n’est pas propre à l’Algérie. Beaucoup de pays voisins et européens connaissent la même situation. Cela est dû à la hausse des prix sur le marché international. Nous attendons que soit ficelé tout un dossier relatif aux prix des huiles végétales et des légumes secs avant de prendre une décision. Pour l’heure, nous n’en avons pris aucune.»
N. I.

...et souhaite la révision de la Constitution pendant la session de printemps

Le Chef du gouvernement semble persuadé que la révision de la Constitution n’empruntera pas la voie référendaire mais plutôt celle du Parlement. Interrogé sur la période que choisira Bouteflika pour présenter la nouvelle mouture de la Constitution, Belkhadem a déclaré souhaiter que cela se fasse avant la fin de la session de printemps de l’APN. «Nous souhaitons que cela se fasse au cours de cette session qui j’espère sera caractérisée par un saut qualitatif dans la concrétisation des réformes que nous nous attelons à mettre en œuvre», s’est-il contenté de dire.
N. I.

Ziari évite de parler de la Constitution

Le président de l’APN a soigneusement évité d’évoquer la question de la révision de la Constitution. Ziari a, en effet, prononcé un discours durant lequel il s’est contenté d’évoquer le calendrier de son institution. Il dira à ce sujet que plusieurs projets de loi organique de la loi de finances seront présentés lors de cette session. Il s’agit notamment de la loi sur le règlement budgétaire réclamé depuis plusieurs années par les députés.
N. I.

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