lundi 03 mars 2008
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Actualités : RÉUNION DE LA COMMISSION MIXTE ALGERO-ÉGYPTIENNE
Les facteurs de blocage à l'ordre du jour


L’expérience réussie du groupe égyptien Orascom, toutes filières confondues, en matière d’investissements directs en Algérie, semble encourager le gouvernement de ce pays arabe à renforcer sa présence en Algérie en cherchant des opportunités dans divers secteurs.
Rosa Mansouri - Alger (Le Soir) - Cet intérêt a été confirmé, hier, par l’arrivée du Premier ministre égyptien M. Ahmed Nadhif en Algérie pour présider les travaux de la sixième session de la commission économique mixte algéro-égyptienne. Celui-ci a été accompagné par sept membres de son gouvernement et une importante délégation d’hommes d’affaires égyptiens, à la recherche des opportunités d’investissements. Une expérience, certes intéressante, mais qui n’a pas été de toute facilité pour les investisseurs eux-mêmes. Regroupés hier à l’hôtel Sheraton, pour une exposition des différentes sociétés qu’ils représentent et pour vendre leur savoir-faire, les hommes d’affaires égyptiens mettent en avant les difficultés rencontrées au niveau de l’administration algérienne. The Arab Contractors, une société qui a, à son actif, un investissement de 300 millions de dollars, dont le projet de construction du siège du ministère des Finances et un groupe immobilier de 1500 unités à Ouled Fayet, a exposé hier ses produits, à la recherche de nouveaux marchés. Néanmoins, ce groupe déplore la lenteur des procédures administratives et les blocages enregistrés au niveau des services des douanes et des impôts. En matière de foncier, les investisseurs égyptiens semblent bien échapper à cette problématique. Par ailleurs, le bureau d'études égyptien Hamza Associates, qui travaille sur plusieurs projets en Algérie a fait part d’une contrainte rencontrée par les investisseurs égyptiens confrontés à un système bancaire complexe. «Cela fait sept mois que nous attendons nos carnets de chèques qui ne sont toujours pas disponibles », affirme un représentant de ce bureau d’études, qui ne comprend pas, non plus, pourquoi le payement des 5% de la caution exigée par la banque sur chaque projet doit se faire à partir de l’Egypte et non pas avec l’argent (en dinars ou en devises) détenu dans des comptes en Algérie. Ce n’est pas tout. Le bureau d’études en question qui affirme avoir ouvert des sociétés de droit algérien par un fonds d’investissement égyptien, s’interroge sur les raisons qui poussent les pouvoirs publics à empêcher ces sociétés à transférer une part de leurs bénéfices en Egypte. Une question à laquelle a répondu l’expert international M. Mebarek Malek Serraï, en expliquant «que toute société de droit algérien n’a le droit de transférer ses bénéfices à l’étranger que si elle présente des justificatifs convaincants sur l’utilité et la destination des fonds à transférer », et d’ajouter que «la société étrangère qui détient des parts dans une société de droit algérien a le droit de transférer uniquement le taux de son investissement et non les bénéfices». Des arguments qui n’avaient pas convaincu la partie égyptienne qui, apparemment, est beaucoup plus préoccupée des bénéfices que de l’investissement lui-même.
R. M.

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