Avec son franc-parler coutumier, l’ancienne star du Chabab et de l’équipe nationale, Mokhtar Kalem, président du CRB, a fait une première évaluation de son équipe ainsi que de la situation que traverse le football algérien. Avant de rentrer dans le vif du sujet, Kalem a d’abord souligné que la position actuelle de son équipe n’est pas aussi dramatique que certains veulent le faire croire : «On est mieux que certains clubs qui sont mieux nantis que nous sur le plan financier. Nos joueurs ont tous perçu les 50% de leur prime. Comme tout le monde sait, ces deux dernières années, le CRB a joué la relégation. Il n’y a pas le feu, il faut juste récolter 9 points synonymes de maintien.» Sur un autre sujet, Kalem s’exclame pour affirmer que le CRB était dans la rue et sans aucune gestion rigoureuse et digne de ce nom. «Aujourd’hui, les mêmes manipulateurs et détracteurs, qui ont tout fait pour que nous ne débutons pas le championnat, sont en train de monter des jeunes contre moi. Malheureusement (les larmes aux yeux), ils ont franchi la ligne rouge en souillant la mémoire de mes parents. Je ne leur pardonnerai jamais. Ce qui me fait encore plus mal, c’est que certains journaux tombent dans le piège de ces instigateurs pour alimenter l’intox et cautionner l’attitude de ces opportunistes. Ces derniers sont connus par les vrais supporters du CRB. J’étais dans l’opposition, mais j’ai tout le temps porté le CRB dans mon cœur. Je n’ai pas poussé les jeunes à insulter mes prédécesseurs. Ces pseudos-supporters du CRB, qui utilisent les jeunes pour porter atteinte à l’honneur de ma famille, n’ont qu’à me confronter les yeux dans les yeux. Et puis ces gens, qui prétendent être des dirigeants, n’ont qu’à apporter un plus au club, ne serait-ce qu’en payant leur ticket d’accès au stade. Aux personnes que je dérange, je dirai que mon mandat se termine dans quatre années.» D’autre part, Kalem Mokhtar a justifié ses absences au stade du 20-Août. «Je leur laisse l’enceinte du 20- Août. Moi, je suis à l’avant-garde en déplacement avec mon équipe qui est crainte et respectée par tous ses adversaires. Je me réjouis du statut qu’a retrouvé le Chabab à l’intérieur du pays», dira-t-il. Et d’ajouter : «Pour rafraîchir la mémoire de ces fauteurs de troubles, je rappelle que j’ai entamé mon mandat dans une situation catastrophique avec à la clé des dettes colossales. Même les ballons d’entraînement étaient introuvables. Je me demande où est passé le milliard de centimes en jeu d’équipement de Baliston ? Depuis, je n’ai fait qu’éponger les dettes à commencer par celles de Benzekri, des commerçants, Samitel, etc.» Kalem revient sur le transfert de Aït Ouameur qu’il qualifie de mésaventure ainsi que pour l’affaire Mezouar. «Aït Ouameur est un charmant garçon mais il a failli à ses obligations vis-à-vis du CRB. C’est le CRB qui doit négocier son contrat et non pas un manager. Malheureusement, Aït Ouameur, qui a été embrigadé, ne peut obtenir la lettre de libération pour évoluer au TPS (Finlande). A ce jour, on n’a aucun contact officiel avec le club finlandais. Quant à Mezouar, l’affaire est au niveau du TAS. Je suis fort déçu par le comportement de Arafat Mezouar.» Enfin, Kalem a nié tout contact avec Bougueche (MCA) et les joueurs cités dans la presse. «Ce n’est pas dans mon éducation de prendre attache avec des joueurs alors que la saison n’est pas clôturée », conclut-il. C. B.
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