Culture : HOMMAGE À KARIM ZENASNI
Pour que nul ne t'oublie...


C’est sous le slogan «Sidi- M’hamed pleure son enfant», que le centre culturel Azzedine- Medjoubi (situé à proximité de la salle Harcha), organisera demain un hommage au défunt Karim Zenasni. Une manifestation initiée par l’APC de Sidi- M’hamed, qui débutera à 16h, tentera de revenir sur le parcours artistique du défunt. Sa personnalité, sa passion pour les arts et notamment le cinéma, seront découvertes au travers d’une exposition de photographies et de la projection d’un film documentaire.
Des images qui montrent la volonté d’un homme qui a choisi de troquer sa robe noire contre un blouson en cuir noir et des lunettes. En effet, Karim était diplômé de la Faculté de droit. Mais le destin s’est joué de son talent et l’a conduit directement face à la caméra. C’était en 1994. Karim Zenasni est découvert par le réalisateur Khaled Oulebsir. Karim tourne son premier long métrage A feu et à cendres. La suite n’est que la consécration d’un talent reconnu au-delà de nos frontières. L’enfant des Groupes a disparu. Karim Zenasni n’est plus. Le comédien est décédé le 16 février. Sa famille, ses amis, ses collègues et tous ceux qui ont eu la chance d’apprécier son talent sont encore sous le choc. Ils continuent à le pleurer. Sa maman en particulier reste inconsolable. A titre posthume, Karim Zenasni a été récompensé jeudi soir à l’occasion de la nuit des Fennecs. Et c’est une maman qui a ému, bouleversé l’assistance et les téléspectateurs qui est montée sur la scène du Théâtre national d’Alger pour recevoir le prix. Une scène qui avait accueilli son fils plusieurs mois avant. Karim Zenasni avait, en effet, interprété un rôle dans la pièce théâtrale Madina El Hob de Tadjer. Karim ne reviendra pas mais il restera dans nos cœurs, dans nos souvenirs et dans nos mémoires.
Sam H.
lesoirculture@lesoirdalgerie.com

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable