Siégeant en session criminelle mercredi dernier, la cour de Batna a prononcé la peine capitale par contumace à l’encontre de l’«émir» de Katibet el Mout Méhira Ali, alias Abou Raouaha ainsi que deux de ses lieutenants. Ce sanguinaire qui sème toujours la terreur est originaire de Batna et continue d’opérer dans les monts de Ouistili, au sud de la wilaya (Tazoult, Béni Fédhala) serait le commanditaire de l’attentat qui a visé le président de la République le 16 septembre de l’année écoulée. La condamnation prononcée mercredi dernier se rapporte à une autre affaire criminelle, le faux barrage dressé un certain 5 juillet 2003 au lieudit «Rebouaâ» sur l’axe routier Timgad-Khenchela. L’un des rescapés de ce massacre dont furent victimes deux militaires, un policier et un civil, en plus de quarante millions de centimes subtilisés aux voyageurs, a reconnu parmi les vingt-cinq terroristes formellement Attia Nacer (45 ans) connu pour ses prêches incendiaires, Besnene Fateh (31 ans) et Méhira Ali (31 ans). Ce dernier qui a bénéficié de la grâce présidentielle, a repris le maquis pour devenir émir de la phalange de la mort «Katibet El Mout» alias Abou Raouaha. Selon des informations de ceux qui sont au fait du terrorisme, il commanderait actuellement une trentaine de personnes réfugiées en forêt entre Tazoult, Béni Fedhala et Larbaâ. Ali Méhira a fait parler de lui en septembre 2007, lorsque les services de sécurité interceptent des communications qu’il avait avec Zéghina Wahid, l’un des mis en cause dans l’attentat qui a visé le président de la République et fait trente mort et une centaine de blessés. Par ailleurs, les six suspects inculpés pour appartenance à un groupe terroriste ont confirmé avoir agi sur ordre de Méhira Ali portant assistance au kamikaze Belezrag El Houari. Ces trois terroristes qui courent toujours seront jugés ultérieurement pour crime prémédité contre le premier magistrat du pays. H. M.
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