samedi 07 mars 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Panorama
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Monde
L`Entretien du mois
 
 
Nos archives en HTML
 

Actualités : ADHÉSION DE L'ALGÉRIE A L'OMC
Hanoune met en garde contre la disparition des entreprises nationales


La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune, a une fois encore, tiré à boulets rouges sur «ces émissaires européens qui viennent défendre les intérêts des multinationales américaines en Algérie».
Lotfi Merad - Alger (Le Soir) - Invité jeudi au forum de la Chaîne II de la Radio nationale, Louisa Hanoune a estimé que les problèmes économiques du pays ont été exacerbés «avec l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne qui a ouvert le marché algériens aux étrangers». Plus grave, elle prévient contre «la fermeture de plusieurs entreprises nationales déjà étranglées par les reformes dictées par les institutions financières internationales dès l’adhésion à l’OMC». Avec tout ce que cela comporte comme risques sur «la stabilité du pays». «Ce seront 144 pays qui profiteront du marché algérien alors que nous exportons à peine 800 millions de dollars hors hydrocarbures», déplore l’invitée de la radio pour qui «il est nécessaire de protéger l’outil national de production». Refusant de se fier aux «excellents» indicateurs macroéconomiques affichés par l’économie algérienne, Louisa Hanoune évoque plutôt l’état de «détresse» qui s’est emparé de la société algérienne. Une détresse qui, selon elle, est alimentée par «la dilapidation de l’argent public et l’impunité ». Citant l’exemple de l’Argentine qui, en 1998, a vu son économie s’effondrer en dépit des excellents indicateurs économiques affichés à l’époque, la porte-parole du PT mettra en garde contre «la rupture» qui peut se produire en raison du décalage entre les besoins du citoyen et la disponibilité d’énormes sommes d’argent dans les caisses de l’Etat. «Le simple citoyen va finir par se demander s’il est vraiment algérien», note-t-elle en appelant dans ce sens à l’augmentation du SNMG et les salaires pour élever le pouvoir d’achat du travailleur. «C’est bien que l’Etat investisse beaucoup d’argent dans les infrastructures, mais il doit aussi investir l’argent dans des projets créateurs de richesse pour permettre aux citoyens d’en profiter», soutient-elle. A propos de la révision de la Constitution, la SG du PT estime que l’urgence est dans «la préservation de la souveraineté et de l’unité de la nation.» «La problématique ne se situe pas dans la limitation du nombre des mandats présidentiels, chacun est libre de se présenter aux élections mais plutôt dans la mise en place des conditions requises pour le déroulement d’élections libres dans lesquelles la décision reviendra au peuple», a-t-elle encore expliqué. A ce sujet, la première responsable du PT a déploré les tentatives d’ingérence de certaines puissances par le biais de leurs chancelleries en Algérie dans le débat sur la révision de la Constitution. Comme pour les autres pays africains tels que le Nigeria, «l’Algérie n’est pas à l’abri des projets impérialistes», rappelle Louisa Hanoune.
L. M.

Nombre de lectures : 361

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site