samedi 07 mars 2008
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Culture : RÉCITAL CHAÂBI A LA SALLE MOHAMED-TOURI DE BLIDA
Yacine Bouzama fascine les mélomanes blidéens


Les mélomanes blidéens ne pouvaient espérer mieux que cette soirée musicale où se sont produits les chanteurs Yacine Bouzama et Abdelkader Guessoum. Tenue à la salle Mohamed-Touri à Blida et organisée par Sonatrach dans le cadre de tournées artistiques, cette soirée a retrempé la ville des Roses dans l’ambiance qui était la sienne avant qu’elle ne sombre dans une léthargie culturelle jamais connue auparavant.
C’est Yacine Bouzama qui ouvre le bal avec des pièces musicales du terroir avant qu’il chante admirablement ses propres textes, notamment la poésie intitulée Fen bladi ya mahlah (Qu’il est exquis l’art de mon pays), un poème dédié à toutes les grandes figures musicales du pays qu’il parcourt virtuellement, en évoquant au passage les plus célèbres d’entre elles. Cette chanson aura un succès certain auprès du public qui connaît trop bien Bouzama, notamment à travers ses émissions radiophoniques et télévisuelles. C’est ainsi que Guerrouabi, El Anka, Cheikh El Hasnaoui, Ahmed Wahbi, Khlifi Ahmed, Sadel El-Béjaoui, Tahar Fergani, Abdelkrim Dali pour ne citer que ceux-là ainsi que leurs villes respectives seront cités dans la chanson. A peine applaudi par l’assistance que Bouzama enchaîne un autre chant de sa composition ayant pour titre Asmaâ liya ma en’qoul, Fenni ch’hal âziz (prête ton oreille à ce que je dis, mon art est très cher). Cette chanson est en fait une compilation des grands succès chantés par les chanteurs chaâbi que Bouzama reprend à chaque fois qu’il rappelle, avec sa propre mélodie, son auteur. Le couronnement sera attesté par les interminables ovations de l’assistance qui le supplia de lui chanter d’autres compositions de ce genre. Mais Yacine Bouzama devait quitter la scène pour laisser place à l’enfant de la ville, Abdelkader Guessoum. Ce dernier aura le même succès que son prédécesseur tant il excellera dans les qacidate du patrimoine maghrébin qu’il chantera dans la pure tradition chaâbi. Blida, il faut le dire, a vécu, l’espace d’une soirée, des moments de bonheur qui méritent d’être renouvelés autant de fois que possible afin que la ville chère à Dahmane Benachour retrouve pleinement son art.
M. Belarbi

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