dimanche 09 mars 2008
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Le Soir Santé
 
 
Nos archives en HTML
 

T'ÉTAIS OÙ À C'TÉPOQUE ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Mauvais temps. Il va persister. 

Au moins jusqu’en 2009

Sacré Si Farouk ! Impayable Monsieur Ksentini ! Il dit être contre l’emprisonnement des journalistes. Et il dit aussi, dans la foulée, que le pire ennemi de l’Algérie, c’est RSF, Reporters sans frontières. De l’art de ne pas se mouiller tout en donnant l’air de suer du paletot pour ses compatriotes journalistes. Très honnêtement Si Farouk, à choisir entre votre observatoire au nom aussi imprononçable que n’est visible son action et RSF, y a pas photo ! Je signe pour RSF des deux mains, et s’il faut ajouter l’empreinte des pieds, je la rajoute volontiers. Parce que voyez-vous, Si Farouk, de RSF, j’ai le souvenir d’une organisation présente quand les flics et les juges de Abdekka nous poursuivaient de leur assiduité. Par contre, je n’ai pas souvenance d’avoir croisé un communiqué de votre Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme qui ait osé un mot pour dire halte à la répression qui s’était abattue alors sur les titres indociles. Je vous trouvais immensément, «sidéralement», «galactiquement» silencieux quand nous étions embarqués dans nos rédactions. RSF, elle réagissait quotidiennement, inlassablement, sans répit. RSF mon ennemi, Monsieur Farouk ? J’en redemande des ennemis comme RSF. J’implore d’en avoir des tonnes d’ennemis de cette nature et ayant ce profil. A notre arrivée dans les commissariats tôt le matin, c’est un communiqué de condamnation de l’arbitraire signé de RSF qui tombait sur les téléscripteurs. A notre sortie du commissariat, c’est un autre communiqué de dénonciation signé de RSF qui parvenait aux rédactions. A notre entrée le matin tôt dans les bureaux des juges d’instruction et dans les salles d’audience, c’est un communiqué signé de RSF qui s’élevait contre cette atteinte à la liberté de dire. A notre sortie tard le soir des mêmes tribunaux, RSF était encore là, à exprimer sa colère, sa réprobation et son rejet de l’arbitraire. Et vous, Ya Si Farouk ? Où étiez-vous ? Je vous trouve un tantinet gonflé aujourd’hui pour venir nous dire qui sont nos amis et qui sont nos ennemis. De grâce, laissez-nous cette liberté, Monsieur Farouk, de choisir nos amis. Et nos ennemis aussi ! Je fume du thé et je reste éveillé le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 3104

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site