Corruptions : ENCORE DES AUTORISATIONS DE GRÉ À GRÉ !
Le spectacle continue


Pourquoi une salle de spectacle de 12 000 places pour la capitale doit-elle être réalisée selon la formule du gré à gré ? Est-ce une urgence qui nécessite de contourner la réglementation sur les marchés publics ? Ou a-t-on déjà choisi le bureau d’études et l’entreprise de réalisation ? La persistance de l’Exécutif à abuser de la procédure du gré à gré dans l’attribution de marchés publics fait le lit de la corruption.
Le Conseil de gouvernement, lors de sa réunion du 4 mars 2008, a notamment entendu une communication présentée par la ministre de la Culture qui porte sur le marché de gré à gré pour la réalisation d'une salle de spectacle de grande capacité. Le communiqué du gouvernement ne précise pas la nature de la décision prise, décision qui devra certainement être confiée au Conseil des ministres, comme cela a déjà été fait et accordé à plusieurs reprises ces dernières années, notamment pour la reconstruction de Boumerdès, l’importation d’équipements médicaux, les marchés de l’eau, le nouvel aéroport d’Alger, la construction du siège du Conseil constitutionnel, la réalisation d’une dizaine de prisons, etc. Pourquoi, ainsi que l’indique le communiqué du Conseil de gouvernement, la ministre de la Culture a-t-elle demandé à ce que ce projet bénéficie du gré à gré ? Déjà que la gestion du programme de «Alger, l’année de la culture arabe» a fait l’objet de très graves accusations publiques, accusations qui n’ont pas fait l’objet de réponses appropriées de la part des ministères directement concernés (Culture et Finances). Un gré à gré supplémentaire risque de donner du crédit à ces accusations.
D. H.

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