Vox populi : LES MESSAGES

Outrés par l'Anep
On se sent vraiment outrés de l’attitude de l’Anep vis-à-vis des journaux libres, mais il faut revenir en arrière pour se rappeler cette même pratique par un même système ; vous souvenez- vous des Galeries algériennes où pour acheter une boîte de conserve de tomate à l’époque, ils nous obligeait à prendre une pioche ou une pelle avec ?

Vous souvenez-vous qu’on exigeait la carte de vote pour avoir un extrait de naissance ? Ben, c’est le même schéma qu’on a avec les TVB (tout va bien) : comment qu’ils vont survivre en sachant qu’aucun Algérien n’achètera ces journaux qui applaudissent pendant qu’on se dirige avec une vitesse vertigineuse vers un oued, personnellement je jure sur la tombe de mon père et sur mon honneur s’il m’en reste encore un, que j’offrirais volontiers un don mensuel de mon salaire à la fondation des journaux libres si elle prenait naissance, je payerais le double d’une publicité et même le triple à des intègres qui savent dire la vérité au peuple algérien et qui ont le courage de dénoncer quotidiennement les individus sans scrupules.
B. Habib
Réponse de M. F. : Merci Habib ! Mais nous n’en sommes pas là, Dieu merci. La bonne gestion de notre entreprise, au nez et à la barbe de l’Anep et de tous ceux qui ont voulu nous descendre, nous permet de résister à toutes les pressions. Ce n’est pas demain la veille que l’on réussira à nous décourager. Mais votre proposition me fait rappeler qu’il y a des journalistes et assimilés qui sont actuellement dans un besoin pressant et qu’il faut les aider. Je pense que cette tâche appartient d’abord aux éditeurs, à condition qu’ils aient un cœur !

Un monument aux morts oublié
Je tiens à vous remercier d'avoir publié mon courrier le 12 février 2008 en tête de la page de vox-populi, c'est vraiment très aimable de votre part. Malheureusement, mon appel n'a pas été entendu concernant l'état délabré du monument aux chouhadas du village, peut-être que n'ayant pas nommé l'endroit précis, ils n'auraient pas compris. Pourtant la Journée du chahid a été célébrée, sans qu'il y ait eu trace du passage des autorités pour n'avoir pas déposé une gerbe de fleurs. Il s'agit du village de Bouhinoun qui est situé à 7 km à l'ouest de Tizi-Ouzou et le monument qui se trouve au lieu-dit «Iafiren» est à peine à 3 km de la ville. Pour la lettre ouverte, je vais faire les démarches auprès de la direction des moudjahidine de Tizi, comme vous me l'avez indiqué dans votre réponse, Je vous promets de rassembler toutes les preuves y afférentes.
Cordialement Mme O. Mestour

Trois fois plus chères l'huile, la pomme de terre...
Trois, ça ne vous rappelle rien ? Alors on multiplie tout par trois y compris l'huile, la pomme de terre et... tout. Les ministres dans leur incapacité de gérer la situation, qu'attendent-ils pour démissionner, et ainsi permettre à des gens plus ingénieux qu'eux de prendre les commandes ? Chères citoyennes, chers citoyens : «On coule». Ceux qui partent des côtes ont peur du naufrage, c'est pourquoi ils fuient dans des canots de mort ou de «sauvetage». Je ne les soutiens pas dans leur exode, mais que leur proposer à la place ? Je ne saurais répondre...
Karim Walid B.

Notre numéro deux jaloux de la voiture du chauffeur
Notre numéro deux de l'entreprise, située en bas du centre-ville, jamais à court d'imagination lorsqu'il s'agit de ses intérêts, nota que dans la voiture du chauffeur, nouvellement acquise par l'entreprise, il y avait un lecteur CD que lui ne possédait pas dans sa limousine, sa voiture de fonction. Trois jours après, on nota à son entrée au parking de l'entreprise, que l'antenne de son véhicule était pendante et brisée en deux. Le mensonge étant une seconde nature chez lui, il inventa un scénario inimaginable qu'il raconta avec un aplomb extraordinaire. «J’étais coincé dans un embouteillage monstre lorsque j'entendis une explosion à l'arrière de mon véhicule ; lorsque je sortis pour voir, je trouvais l'antenne de mon poste radio cassée avec de la fumée» il faut dire que depuis deux jours, il racontait à qui voulait l'entendre qu'il entend un drôle de bruit à l'arrière de son véhicule, c'est dire que déjà se concoctait son plan. C'est ainsi qu'il changea son poste cassette en poste cassette et lecteur de CD. Je tiens à rappeler que toutes ces histoires sont totalement vraies et concernent ce numéro toujours en fonction, du moins sur le papier...
Mouho

Message aux harragas
Je suis un lecteur du Soir d'Algérie, je me nomme Redouane de la région de Boghni (à 35 km au sud de Tizi-Ouzou). Mon message est pour les harragas. Pourquoi vous risquez votre vie pour aller à l'étranger ? Chercher du travail ? Je ne crois pas, parce que je suis aussi au chômage ! Mais, j'essaye de vivre, il faut chercher ! Il ne faut pas se décourager, il ne faut pas voir les ministres ou je ne sais pas, il faut faire des choses pour votre pays, si les jeunes s’en vont tous, qui prendra en charge notre nation ?
De la part de Redouane

Il ne reste qu'une seule solution : la harga !
Chaque Etat fait le possible pour permettre à sa jeunesse d'intégrer à la société avec souplesse et sans faire de bruit. En Algérie, la jeunesse est en abandon, toutes les opérations d'intégration n'ont abouti à aucun résultat, ce sont des opérations de fuite en avant qui consistent à jeter de le poudre aux yeux à la veille de chaque campagne électorale. Le jeune Algérien veut simplement du travail pour au moins voir les choses plus claires à l'avenir proche; et aussi l'égalité des opportunités, c'est une règle essentielle. Ici en Algérie, on ne veut pas de cela, c'est le plus offrant qui aura un poste quelconque, et l'administration est incluse dans cette machination. Ils sont même arrivés et avec unanimité à élaborer un barème pour certains emplois : il faut carrément payer en euros. Donc, le jeune n'a plus qu’une seule solution et c’est la pire des solutions, à savoir : «harga» ! Oui mes amis rien que cela qui reste dans ce pourri bled («hacha Sollah»). Pour cela, les procédures ne sont pas aussi compliquées que les emplois ci-dessus, il vous suffit d'une somme (évidemment) et une barque avec deux moteurs et de la nourriture et l'aventure commencera… Bonne chance mes amis et à la prochaine,ça sera à Rome ou Milan et pourquoi pas Oslo si Dieu le Tout-Puissant le veut. Dans ce sens, l’Etat a déployé des moyens financiers et matériels très importants pour contrecarrer ce phénomène «qui est étrange à notre société» comme disent nos politiciens ? Pourquoi ne pas attaquer le mal à ses racines et essayer d'autres solutions au lieu de pêcher dans les eaux troubles, mais dommage ils aiment cela et le font avec plaisir. Cependant, le baril de pétrole atteint le summum, plus de 100 $ le baril, et ainsi va la vie. Enfin, de nos jours rien de nouveau en perspective et le cauchemar continuera sans doute, donc chacun de nous nage dans la vague qu'il veut à condition qu'il arrive dans un endroit plus sain où la justice et l'égalité règnent…
Toufik, Ras-El-Oued

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