|
Trafic de pétards.
Qui est de mèche ?
Que personne, dans l’opposition, ne trouve motif à satisfaction dans le bilan
de Abdekka, c’est normal. C’est logique. L’opposition est dans son rôle. Par
contre, ce qui l’est franchement moins, c’est que plus personne ou presque, dans
le cercle des aficionados, dans la cour ne s’osa aujourd’hui à dire ouvertement
«le bilan du président est positif !» Les mêmes qui, il y a quelques mois
encore, voire quelques semaines, voulaient nous convaincre que Abdekka avait
sorti le pays de la crise, l’avait pacifié et était sur le point d’en faire un
nouvel eldorado pour investisseurs ne se contentent même pas de se taire
aujourd’hui. Ils en rajoutent des couches : «Parcours calamiteux !»
«Imprévisibilité chronique» «Entêtement suicidaire» «Démarche cahoteuse» ou
encore «Hésitations préjudiciables». Ben mince alors ! Même dans la bouche ou
sous la plume d’un opposant ou d’un méchant chroniqueur, ces sentences
apparaîtraient outrancières, excessives et assassines. Elles sont pourtant
l’œuvre des proches. Parfois des très proches. De ceux qui ont mangé dans la
main du maître en lorgnant son autre main pour savoir s’il ne s’y trouvait pas
d’autres pitances à avaler. Très sérieusement, je suis perplexe devant cette
«culture-là». Je m’explique : si je m’étais mis au service de Boutef’ en 1999,
ou plus noblement des idées qu’il défendait et défend aujourd’hui, sur cette
ligne de soutien je serais resté, pour parler Jedi. Bon ou mauvais, j’aurais
assumé mon choix. Pro-Boutef’ hier, pro-Boutef’ aujourd’hui. Parce qu’à bien y
regarder, Abdekka, lui, n’a pas dévié d’un centimètre de la trajectoire qu’il
s’était tracée en 1999. Par contre, ceux qui avaient collé à cette
trajectoire-là, s’étaient scotchés à elle, l’avaient amoureusement enlacée,
s’étaient langoureusement lovés en elle et s’y vautraient tout en nous
reprochant de ne pas nous adonner à leurs «jeux érotiques » sont aujourd’hui ses
pires ennemis. L’assassinat de César sur les marches du Sénat n’est pas loin. Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
|