lundi 17 mars 2008
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LE TEMPS DES JUDAS !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Trafic de pétards. 

Qui est de mèche ?

Que personne, dans l’opposition, ne trouve motif à satisfaction dans le bilan de Abdekka, c’est normal. C’est logique. L’opposition est dans son rôle. Par contre, ce qui l’est franchement moins, c’est que plus personne ou presque, dans le cercle des aficionados, dans la cour ne s’osa aujourd’hui à dire ouvertement «le bilan du président est positif !» Les mêmes qui, il y a quelques mois encore, voire quelques semaines, voulaient nous convaincre que Abdekka avait sorti le pays de la crise, l’avait pacifié et était sur le point d’en faire un nouvel eldorado pour investisseurs ne se contentent même pas de se taire aujourd’hui. Ils en rajoutent des couches : «Parcours calamiteux !» «Imprévisibilité chronique» «Entêtement suicidaire» «Démarche cahoteuse» ou encore «Hésitations préjudiciables». Ben mince alors ! Même dans la bouche ou sous la plume d’un opposant ou d’un méchant chroniqueur, ces sentences apparaîtraient outrancières, excessives et assassines. Elles sont pourtant l’œuvre des proches. Parfois des très proches. De ceux qui ont mangé dans la main du maître en lorgnant son autre main pour savoir s’il ne s’y trouvait pas d’autres pitances à avaler. Très sérieusement, je suis perplexe devant cette «culture-là». Je m’explique : si je m’étais mis au service de Boutef’ en 1999, ou plus noblement des idées qu’il défendait et défend aujourd’hui, sur cette ligne de soutien je serais resté, pour parler Jedi. Bon ou mauvais, j’aurais assumé mon choix. Pro-Boutef’ hier, pro-Boutef’ aujourd’hui. Parce qu’à bien y regarder, Abdekka, lui, n’a pas dévié d’un centimètre de la trajectoire qu’il s’était tracée en 1999. Par contre, ceux qui avaient collé à cette trajectoire-là, s’étaient scotchés à elle, l’avaient amoureusement enlacée, s’étaient langoureusement lovés en elle et s’y vautraient tout en nous reprochant de ne pas nous adonner à leurs «jeux érotiques » sont aujourd’hui ses pires ennemis. L’assassinat de César sur les marches du Sénat n’est pas loin. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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