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Terrorisme. L’Algérie déconseille fortement à
ses ressortissants de se rendre en …
…Tunisie.
J’ai lu dans le Soir d’Algérie qu’un colloque international sur le terrorisme
aura lieu les 22 et 23 mars prochains à Alger. Il est l’œuvre de l’Organisation
nationale des victimes du terrorisme. Le Soir a choisi de titrer l’article de
présentation de ce colloque «Pour dire halte au terrorisme ». Je ne suis pas sûr
que ce soit au terrorisme qu’il faille dire «halte !». Ce genre de demandes,
d’appels, d’interpellations n’a aucune chance d’aboutir auprès des terroristes.
Je n’en veux pour terrible illustration que ce même numéro du Soir d’Algérie. On
peut y lire à la virgule près, à la balle près et à la victime près ce qui suit
: «20 militaires blessés dans un attentat à la bombe à Jijel. Le général-major
Tafer Ahcène, commandant des forces terrestres, y échappe» «5 lance-roquettes, 6
fusilsmitrailleurs, 40 kalachnikovs, 3 mortiers, 8 obus, 30 000 balles et des
panneaux solaires récupérés par l’ANP à Touggourt» «Explosion d’une bombe à
Kadiria. Une lycéenne tuée et une autre blessée.» Je n’invente rien ! Vous
pouvez vérifier. C’est en page 3 du Soir. Le prix est élevé pour se rendre à une
évidence pourtant répétée et ressassée depuis près de vingt ans. On ne dit pas
«halte !» aux terroristes. On tire sur les terroristes, ensuite, on vérifie
qu’ils ont bien observé la halte. Définitivement. Par contre, au lieu de perdre
son temps à tenter de dire halte aux tangos, on devrait dire et redire halte à
celui qui a dit «en avant !» aux terroristes alors que ceux-ci avaient été
contraints à la halte. A celui-là, il faut dire halte. Et en rab, on peut aussi
lui ajouter «basta !». Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
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