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Rappel. Le crétinisme n’est pas une religion. C’est une doctrine.
Et chez nous, elle a beaucoup d’adeptes.
Amen !
Petit exercice de style aujourd’hui, à l’occasion de la tenue à Alger de la
réunion des organisations arabes des droits de l’homme. Nous allons tenter
d’établir des comparaisons, des similitudes, des convergences les plus crédibles
qui soient entre les «institutions arabes des droits de l’homme» et des choses
de la vie quotidienne, qui nous sont familières. Avec quoi ou qui pourrions-nous
comparer les organisations arabes des droits de l’homme ? Evoquer les droits de
l’homme dans les pays arabes, c’est comme demander à une mangouste de dédaigner
la chair tendre d’un serpent atteint de myopie. Evoquer les droits de l’homme en
pays arabe, c’est comme demander à un œnologue de ne pas goûter à un Château
Laffitte 1936 dans une cave non surveillée. Evoquer les droits de l’homme en
pays arabe, c’est comme offrir à un Sétifien une Audi A8 V16, et dont le moteur
aurait été bridé à 95 km heure maxi. Evoquer les droits de l’homme en pays
arabe, c’est comme demander aux deux galeries de l’USMA et du MCA de passer des
vacances ensemble en Tunisie et d’en revenir avec de la poterie de Nabeul dans
leurs bagages. Evoquer les droits de l’homme en pays arabe, c’est comme
d’attendre de Farouk Ksentini qu’il prononce la phrase «je dénonce la
présidence» sans qu’il ne tourne de l’œil dans la seconde. Evoquer les droits de
l’homme en pays arabe, c’est comme de croire que les infirmières bulgares vont
redemander à partir en coopération en Libye. Evoquer les droits de l’homme en
pays arabe, c’est comme d’aller aux urgences de l’hôpital Mustapha, la nuit, en
hiver et de vous plaindre à l’appariteur de permanence que les radiateurs ne
fonctionnent pas. Evoquer les droits de l’homme en pays arabe, c’est comme de
sympathiser avec un pafiste tunisien. Evoquer les droits de l’homme en pays
arabe, c’est comme d’applaudir à une campagne anti-drogue officiellement lancée
par le Palais marocain. Evoquer les droits de l’homme en pays arabe, c’est comme
de voir un émir du Golfe rouler en Marruti et acheter une Swatch d’entrée de
gamme à crédit. Evoquer les droits de l’homme en pays arabe, c’est comme de
diffuser un clip de Nancy Adjram sur la chaîne de télévision IQraâ, en prime
time. Voilà ! J’espère que ces quelques éléments de comparaison vous auront
aidés à mieux comprendre et à mieux saisir tout le sens des droits de l’homme en
pays arabe. Je fume du thé et je reste éveillé au cauchemar arabe qui continue.
H. L
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