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Mohamed Raouraoua à la tête de l’Office national
du hadj. Cette année, le pèlerinage aura lieu en
deux phases.
Aller et retour
Parfois, point besoin de longues phrases. Point besoin de phrases, tout
court. L’énoncé de quelques chiffres se suffit à lui-même. Et des chiffres, j’en
ai quelques-uns, là sous les yeux, nus, terriblement nus. Je vous les livre, en
les mettant tout de même en contexte. Il s’agit des chiffres de l’inflation de
fin 2007 à janvier 2008. Pour des produits de large consommation. Au marché de
gros. Allons-y ! En 2007, le poulet coûtait 160 DA le kilo. En début 2008, il a
atteint 250 DA. Ce qui équivaut à une augmentation de 56, 3%. En 2007, le bidon
de 5 litres d’huile végétale se vendait à 435 DA. Début 2008, dans le même
conditionnement, il coûte 900 DA. 106, 9% d’augmentation. Le sac de sucre de 50
kg se vendait l’année dernière 1800 DA. Il est à 2200 DA aujourd’hui. Et donc,
une hausse de 22,2%. Fin 2007, il était encore possible d’acheter la farine en
sacs de 50 kg à 900 DA le sac. Il vous en coûtera ces jours-ci 1300 DA le sac.
Soit 44% d’inflation. La plaquette d’œufs frais se vendait 160 DA en 2007. Début
2008, elle est cédée à 220 DA. 33,3% de hausse. Le kilo de viande de dinde
revenait à 500 DA fin 2007. En janvier 2008, il a atteint 580 DA. Soit une
augmentation de 16%. Le kilo de bœuf était indexé à 780 DA l’an dernier. En
janvier de l’année en cours, il a atteint et passé la barre des 900 DA. 15,4% de
hausse. Et enfin, le prix moyen des fruits et légumes fin 2007 était de 10 DA.
En janvier 2008, le même calcul d’une moyenne de la mercuriale donne 15 DA. Soit
une inflation de 50%. Résultat des courses (sans mauvais jeu de mots) : en
janvier de l’année en cours, un calcul moyen donne une inflation de 43,1%. En
clair, votre pouvoir d’achat, entre fin 2007 et début 2008, s’est effondré de
moitié. Voilà ! Après tout ça, on peut aussi choisir de faire la chasse aux
curés et aux prêtres. Une manière comme une autre de gérer une crise économique
et sociale sans précédent. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
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