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L’idée qu’une bonne gestion financière (BGF) accompagne nécessairement la lutte contre la corruption est corollaire du constat qu’une mauvaise gestion financière et une comptabilité inappropriée sont deux facteurs qui favorisent la corruption. À cela, on oppose parfois, à raison, que la mise en œuvre des seuls moyens techniques de la gestion financière ne saurait permettre de neutraliser les effets de rapports sociaux qui se tissent pour et par la corruption — rapports au sein de la hiérarchie administrative et rapports privilégiés entre celle-ci et certains groupes d’intérêts, d’une part, et le public, d’autre part. Ainsi en est-il d’une administration corrompue au sens large d’un système qui fonctionne suivant des règles qui favorisent une minorité : individu, famille, tribu, ethnie, voire région, etc.
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