mercredi 02 avril 2008
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Actualités : HAUSSE DES PRIX DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
L'Association générale des entrepreneurs algériens réclame leur révision


L’Association générale des entrepreneurs algériens revendique la révision du code des marchés 02 /250. Une revendication motivée par la hausse vertigineuse des prix des matériaux de construction.
Dans un communiqué rendu public, l’AGEA estime que les matériaux de construction vacillent «entre déficit de production et problèmes de distribution». La flambée des prix à laquelle font face les entreprises de réalisation de bâtiment depuis quelque temps, constitueraient «une menace sur les différents programmes de logements», entrepris entre autres par des opérateurs privés, rapportent les entrepreneurs. A cet effet, un appel est lancé aux autorités publiques afin «de prendre impérativement en charge ce problème». De son côté, l’AGEA aurait installé une commission chargée de l’évaluation correcte des prix des matériaux de construction. Selon les estimations du président de l’AGEA, «le ciment est produit en quantités suffisantes localement». Par contre, la hausse de son prix est liée, d’une part «à la spéculation contre laquelle l’Etat devrait lutter», et à la mafia du ciment, d’autre part. Ainsi, les entrepreneurs se retrouvent contraints de payer le ciment à 680 DA le quintal au lieu de 460 DA, proposés par certains transporteurs. Les entrepreneurs crient «à la mainmise du parallèle sur la distribution», d’autant que plus de 5% des besoins en la matière sont importés. Il est à noter que le plus gros de la production est affecté aux entreprises étrangères. Pour une baisse des prix de l’acier, dont le marché est alimenté par la production nationale et l’importation, l’AGEA estime que «l’Etat doit procéder à des contrôles sur les transactions commerciales pour éviter l’évasion fiscale. Autre revendication de l’AGEA, l’introduction d’une clause de révision des prix des matériaux lorsque ceux-ci augmentent», mais aussi par la maîtrise de la spéculation. Celle-ci pénalise les entreprises du BTPH, indique-t-on. Le hic est que la hausse des prix n’est pas officielle, mais fixée par la loi du marché anarchique et informel. Vu la complexité de la situation, les entreprises du BTPH lient la régulation du marché à la résolution des problèmes des entrepreneurs. Ces derniers insistent sur «la généralisation de la formule de révision des prix». Ceci éviterait «l’arrêt des chantiers en cours et l’asphyxie financière des entreprises réalisatrices», souligne-t-on. Synthèse
W. Z.

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