mercredi 02 avril 2008
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Régions : TIZI-OUZOU
Réquisitoire de l'APC d'Azazga après la grève des commerçants


L’Association des commerçants et des artisans de la daïra d’Azazga (ADPC) se félicite du succès enregistré par la grève générale du 24 mars dernier (voir notre édition du 25 mars) pour protester contre la décision de l’assemblée d’autoriser la tenue d’un marché de proximité animé, selon ses membres, par des marchands qui ne payent pas les mêmes taxes qu’eux.

Entre-temps, l’APC d’Azazga sort de sa réserve et dresse un véritable réquisitoire contre l’organisation commerçante qu’elle accuse, dans une déclaration rendue publique, de s’être rendue coupable de déclarations calomnieuses et d’être mue, selon le premier magistrat de la commune, par une volonté de «régler des comptes politiques» à l’Assemblée. Estimant être dans son bon droit en réglementant le marché de proximité à deux jours par semaine, alors qu’il se tenait quotidiennement et de manière anarchique, en vue de maîtriser le commerce informel et son insertion dans l’activité commerciale légale conformément aux textes (instruction n° 08 du 26/05/2007 du chef du gouvernement, circulaire n° 112 du 19/08/1995 du ministère du Commerce, décret exécutif n° 93/237 du 10/03/1993 relatif aux activités commerciales, artisanales et professionnelles), l’APC en réfère à une déclaration parallèle, œuvre d’un groupe de commerçants anonymes, s’inscrivant en faux contre l’appel à la grève et suggère de faire un sondage auprès des commerçants qui ont baissé rideau «pour être édifiés quant à l’opportunité de cette grève» condamnée, selon la déclaration, «par des écrits de commerçants qui ont baissé rideau, dupés et mal informés par des personnes qui ont plus de comptes politiques à régler que le souci majeur de porter haut la noble profession qu’ils sont censés représenter». En voulant pour preuve l’enveloppe financière de 3 millions de dinars accordée dans ce contexte par la direction du commerce en vue de l’aménagement du site choisi à cet effet, l’APC soutient par ailleurs que «la grève du 24 mars est en contradiction avec les engagements pris par l’ACADA avec les différents partenaires, à savoir le maintien du marché, le recensement des types d’activités exercées et la désignation d’une commission avec pour mission le contrôle de la légalité de l’activité non sédentaire exercée» et ce, en n’honorant pas le rendez-vous pris à cet effet. Considérant que «les consommateurs ont été pris en otages et que personne n’a osé lever le petit doigt pour les défendre et dénoncer le pouvoir d’achat qui s’effrite dangereusement au fil du temps», l’APC s’engage «à prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre des conditions et modalités régissant régissant les marchés de proximité». Prenant à témoin la population, l’APC a également rendu publique une correspondance adressée à l’ADPC dans laquelle elle est revenue sur la genèse de l’avènement du marché de proximité, soutenant que l’assemblée a pris ses responsabilités en prenant en charge les doléances des commerçants. Qu’en pense l’Association pour la défense et la protection des consommateurs (ADPC) ? Son président, ex-P/APC sortant, défend le principe du maintien du marché de proximité mais seulement une journée par semaine «pour ne pas léser les commerçants de la ville», a-t-il tenu à préciser. Sur la question des prix pratiqués par les commerçants de la localité avec ce constat fait par les citoyens qu’Azazga affiche quasiment les prix les plus chers de la wilaya de Tizi- Ouzou et ce, de l’avis des habitants, d’élus et même d’un commerçant qui a justifié ces écarts de prix affichés sur les produits de large consommation par le fait que de par sa situation de ville carrefour, la localité fait l'économie de la fidélisation de la clientèle. Le président de l’ADPC reconnaît cet état de fait avouant cependant l’impuissance de sa structure et arguant de la libéralisation des prix. Une réalité que devra prendre en considération l’Association des commerçants et des artisans d’Azazga pour faire face à la concurrence de ce marché de proximité et des localités voisines. Cette situation pousse d’ailleurs bon nombre d’hommes et femmes à faire leur marché dans la ville voisine de Fréha, indiquaient des citoyens qui commentaient la grève de lundi dernier.

BOUDJIMA
Les transporteurs de voyageurs en grève de deux jours

C’est hier qu’a débuté la grève des transporteurs de voyageurs de la commune de Boudjima. S’étalant sur deux jours, les grévistes justifient leur fait parce que les maintes réclamations faites auprès des autorités concernées sur des problèmes très divers et épineux avaient pas trouvé de réponse. Il y a quelques jours, les représentants des transporteurs ont eu à affronter le mépris des responsables locaux de la commune de Ouaguenoun. Saisis pour effectuer des améliorations aux ralentisseurs (dosd’âne) qui paralysent quasiment la circulation, ils ont opposé selon les transporteurs, un méprisant refus bien qu’à quelques kilomètres de là, les autorités de la commune de Aït Aïssa Mimoun ont répondu favorablement à cette doléance. Ces deux jours de grève pénaliseront sans aucun doute les citoyens. La majeure partie de la population de Boudjima est composée de travailleurs et d’étudiants largement dépendants du transport, ils ont commencé la veille à prendre leurs dispositions face à ces deux longues journées où ils seront contraints de ne pas se rendre à leur lieu de travail, généralement à Tizi- Ouzou ou dans sa périphérie. Le transport connaît depuis longtemps des perturbations le long de la ligne Boudjima-Tizi-Ouzou. Cela ne fait que quelques semaines, depuis que le passage par Makouda est interdit bien que la commune de Boudjima soit administrativement rattachée à la daïra de Makouda. Les jours et les mois à venir s’annoncent plus difficile en raison de la persistance des autorités en charge du dossier du transport de la wilaya de Tizi- Ouzou à ignorer le problème de la commune de Boudjima. Toutefois, l’attitude inconsciente des autorités et la détermination des transporteurs à en découdre avec les responsables du transport ne devront pas occulter le fait que c’est le citoyen qui est pris en otage.
Kamel Boudjadi

OUAGUENOUN
Le siège de l'APC fermé par les citoyens

Les habitants du village de Djebla, dans la commune de Ouaguenoun, ont procédé, hier, à la fermeture du siège de l'APC. A l'origine de cette action, la dégradation quasi totale du trançon routier reliant ce grand village et le cheflieu de la commune. Des villageois, qui sont passés à cette action ultime et désepérée, affirment qu'ils ont saisi les différents responsables locaux qui se sont succédé à la tête de cette commmune mais sans aucun résultat palpable. Par ailleurs, il convient de signaler que ce grand centre urbain joue un rôle prépondérant lors des joutes électorales locales. Ainsi, et depuis des décennies, les citoyens ont reçu une multitude de promesses, mais qui n'ont pas été tenues. C'est pourquoi donc la fermeture du siège de l’APC est devenue un moyen d'alerter les responsables locaux sur l'état de délabrement total de la route reliant cette localité au chef-lieu de Tizi-Ouzou. C'est, aussi, une façon d'enclencher le dialogue avec les autorités qui ont toujours fait la sourde oreille à leurs doléances.
B. K.

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