Actualités : CANULARS DU 1er AVRIL
Une tradition en voie de disparition ?


Chaque année en date du 1er avril, c’est devenu une tradition dans la presse écrite et radiophonique, les canulars foisonnent aussi énormes les uns que les autres, des informations dénuées de tout fondement qui pourtant amusent les lecteurs qui, quelquefois, n’y voient de prime abord que du feu. Mais la tradition est bien là récurrente et jusque-là immuable.
Fatma-Zohra. B. - Alger (Le Soir) - Jusque-là, d’aucuns auront remarqué que durant ces dernières années, les blagues, farces et autres poissons accrochés sur le dos «des imbéciles» tendent à disparaître ou du moins à se faire rares. dissimulés au cœur des informations d’actualité, les canulars soigneusement préparés par la presse écrite notamment étaient «distillés» durant ces dernières années avec le souci de coller à l’événement humoristique. Pourtant, hier, très peu de quotidiens ont choisi de jouer le jeu et ont plutôt préféré rester collés à l’actualité. Les espaces consacrés à ce canular tendent d’ailleurs à rétrécir d’année en année. Dilem a, pour sa part, dans la dernière page du quotidien Liberté, axé sa caricature sur le thème du 1er avril qu’il a relié au phénomène des harragas. Le dessin en question reproduit l’image d’un jeune harraga repêché par le biais d’une canne à pêche par un policier de l’autre rive de la Méditerranée. Ce dernier s’exclame : «Poisson d’avril !» Le Hic sur la page 2 du Soir d’Algérie a aussi choisi le thème des harragas pour faire un clin d’œil à l’évènement du 1er avril. Dans la rue aussi et au sein des familles, les blagues du 1er avril sont de moins en moins présentes. Les Algériens snoberaient-ils cette tradition ? Non, diront, pour leur part, certains joyeux lurons qui restent accros aux bonnes blagues toujours de mise la journée du 1er avril. Ces derniers continuent de s’échanger des canulars notamment par SMS ou par e-mails, histoire de rigoler un bon coup et de surprendre l’autre par des rumeurs ou des «scoops» qui, s’ils sont souvent loufoques et frisent l’irréel, peuvent aussi étonner par leur réalisme. D’autres personnes disent pour leur part ignorer tout bonnement cette habitude et le 1er avril est pour eux une journée comme les autres, précisant qu’elle ne fait pas partie des traditions algériennes.
F.-Z. B.



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