L’APC de Sétif continue, plus de trois mois après son installation, de vivre un véritable marasme dû à la guerre intestine qui la mine.
A cet effet plusieurs élus sont montés au créneau, en affirmant, dans
leurs interventions lors de la réunion du conseil de l’APC de Sétif
organisée avant-hier, que l’actuelle instance exécutive du conseil,
d’obédience FLN, est incapable d’élaborer un programme de travail pour
les cinq années à venir, ou du moins pour les prochains mois. Les élus
locaux ont aussi fustigé l’actuel président d’APC qui n’aurait pas
présenté le bilan des travaux réalisés par les différentes directions
durant ce premier trimestre. «Nous nageons dans le flou et aucune lueur
d’espoir n’est venue éclairer la route de l’une des plus importantes
communes du pays. Aucune perspective d’avenir n’a été présentée par le
parti vainqueur aux élections locales, à savoir le FLN. Nous exigeons du
président d’APC la constitution d’une commission mixte dans les plus
brefs délais, composée des différents partis siégeant au conseil en vue
d’élaborer un programme pour les cinq ans à venir», ont déclaré certains
élus. La réunion du conseil, consacrée à l’adoption de plusieurs
dossiers, a été des plus houleuses où énervement et nerfs à fleur de
peau ont remplacé sagesse et tact. Les opposants à l’instance exécutive
ont soulevé plusieurs irrégularités relatives, notamment à la gestion. A
cet effet, les élus ont demandé l’installation d’une commission
d’enquête en vue de lever le voile sur l’affaire des consommations
astronomiques des téléphones portables des élus. La facture présentée
par l’opérateur téléphonique Mobilis s’élève à 100 millions de centimes
durant l’année écoulée. Les élus ont aussi décidé d’instaurer un seuil à
ne pas dépasser pour tout possesseur de ligne professionnelle. Dans le
cas contraire, l’APC ne déboursera aucun centime pour payer la facture
téléphonique des élus contrevenants. Dans un autre contexte, l’élu
Fayçal Ouaret du RND a demandé une réflexion en vue d’économiser la
consommation en électricité, notamment celle de l’éclairage public.
L’élu a affirmé que l’APC débourse chaque année plus de dix milliards de
centimes uniquement pour la consommation de l’électricité. Après une
séance, où les membres ont échangé des accusations, voilà que se baisse
encore une fois le rideau sur les travaux de l’APC de Sétif qui n’arrive
toujours pas à décoller et à prendre au sérieux les problèmes des
citoyens. Imed Sellami
Des directeurs d'école sanctionnés
La direction de l’éducation de la wilaya de Sétif a décidé de
prendre des mesures conservatoires à l’encontre de trois directeurs
d’école et ce, à partir du 29 mars. Ces responsables sont accusés par
leur tutelle d’avoir refusé de verser l’argent provenant de la vente des
livres scolaires à l’Office national des publications scolaires malgré
les nombreuses correspondances envoyées à ce sujet. A cet effet, les
directeurs des écoles primaires Ahmed-Cheyia (Beni Oussine),
Chetab-Lehlou (Hammam Guergour) et Ghil-Azgaghen (Bouandas) se voient
suspendus de leurs fonctions en attendant leur comparution devant la
commission de discipline et éventuellement leur présentation devant la
justice.
I. S.