Régions : BOUIRA
Rassemblement des PCEF devant le siège de la Direction de l'éducation


Le feuilleton des protestations contre les nouveaux statuts de l’enseignant, au niveau des directions de l’éducation à l’échelle nationale, se poursuit. Hier, c’était au tour des PCEF, quelque 200 personnes sur un total de près de 1000 à l’échelle de la wilaya, de se donner rendez- vous devant la DE pour protester contre les nouveaux statuts de l’enseignant. Dans une déclaration remise sur place à la presse, les PCEF réclament la revue à la hausse de leur classification en demandant la catégorie 13, c’est-à-dire comme leurs homologues des lycées car, selon eux, ils possèdent les mêmes diplômes, des licences et des ingéniorats, et cumulent la même expérience et les mêmes aptitudes.
Selon quelques professeurs présents sur place, les nouveaux statuts sont ségrégationnistes puisqu’ils font la différence entre des enseignants portant les mêmes diplômes en mettant les uns (lycées) dans la catégorie 13 et les autres ( collège et du primaire) dans les catégories 10 et 11. «Avec en sus plus d’heures de travail pour nous (30 heures pour le primaire et 22 heures pour le CEM)», précisent-ils. Notons à la fin que ces protestataires ont remis au directeur de l’éducation une requête adressée au chef du gouvernement. Dans cette requête, les PCEF insistent sur trois points. La classification qui doit être la même que les enseignants du lycée avec la catégorie 13, la possibilité pour ces enseignants PCEF de promotion dans des postes au niveau des CEM et des lycées et enfin, l’octroi de l’indemnité du sud pour les PCEF exerçant dans les wilayas du sud du pays. Signalons que lors de ce rassemblement des délégués de daïra ont été désignés pour former le bureau de wilaya dans une perspective de constituer une représentation de la Coordination nationale des PCEF affiliée au Snapap. Par ailleurs, et puisque le problème concerne les nouveaux statuts de l’enseignant, une autre catégorie de travailleurs a réagi également hier. Il s’agit des agents techniques des laboratoires et de maintenance ou ATLM et ceux des agents de laboratoire ou ATL. Ces deux catégories de travailleurs demandent également la revue de leurs classifications puisqu’elles ont été rétrogradées de la 11/3 à la 7 pour les ATLM et de la 10/1 à la 5 pour les ATL. Et ce, signalent- ils, malgré leurs aptitudes professionnelles et leurs diplômes de licence, de DEUA ou de baccalauréat, ainsi que tous les risques et autres dangers auxquels ils sont constamment exposés dans l’exercice de leurs fonctions au niveau des laboratoires.
Y. Y.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/04/02/article.php?sid=66409&cid=4