
Sports : CHELSEA Ancien de la maison, Anelka se méfie de la "folie" Fenerbahçe
Ses partenaires se voient déjà en demifinales de la Ligue des champions, mais pour y avoir joué un an et demi, l'attaquant de Chelsea Nicolas Anelka se méfie des Turcs de Fenerbahçe et de la «folie» qui règnera dans les tribunes du stade Sükrü Saracoglu aujourd’hui. «J'en ai déjà parlé aux gars dans le vestiaire et je leur ai dit que cela allait être de la folie dans le stade», prévient le Français. La victoire samedi dernier du club sur son rival stambouliote honni du Besiktas, qui lui a permis de prendre seul la tête du championnat, n'aura rien fait pour apaiser les ardeurs des tribunes. Mais Anelka sait que Fenerbahçe a d'autres armes que les décibels et la stratégie d'intimidation de ses supporteurs : «Nous devrons être prudents, ils jouent un bon football, ils ont de bons joueurs. Pour être encore là à ce stade, ils sont forcément bons». «Je ne suis pas surpris qu'ils soient allés aussi loin. Il y a deux ans, nous étions déjà forts et notre élimination en phase de poules était imputable à la malchance», se souvient Anelka, qui n'avait pas marqué en Coupe d'Europe lors de cette campagne. «Le président de Fenerbahçe (NDLR : le milliardaire Aziz Yildirim) voulait réussir cette année en Ligue des champions, après avoir remporté le titre en 2007», explique Anelka selon qui l'équipe turque, où le Brésilien Roberto Carlos est la seule star, a gagné en expérience. L'annonce de la signature d'Anelka à Fenerbahçe en janvier 2005, après Manchester City, a été l'un des surprenants tours et détours pris par la carrière du Français. Son arrivée avait divisé les supporteurs du club entre ceux qui se félicitaient de l'arrivée d'une star et les sceptiques, qui craignaient sa réputation d'«homme de tous les conflits». Mais Anelka les a très vite rassurés, s'adaptant vite à sa nouvelle équipe et contribuant au titre de champion avec quatre buts en 14 rencontres dans la position d'ailier droit où l'avait placé le manager allemand Christoph Daum depuis remplacé par le Brésilien Zico. Les fans se souviennent surtout, avec le sourire, d'un but marqué contre Konyaspor «à la Maradona»... avec l'aide de la main. Après avoir inscrit 10 buts en 25 matches lors de la saison suivante, Anelka, qui vient d'être écarté de la sélection pour le Mondial, annonce son départ pour un petit club anglais, Bolton. Le peu d'empressement de Fenerbahçe à le convaincre de rester suscite le ressentiment des supporteurs, selon Erkan Gologlu, commentateur sportif au quotidien Radikal : «Anelka manque à Fenerbahçe. Ils auraient dû faire davantage pour le garder. Le joueur qui l'a remplacé, Mateja Kezman (ancien de Chelsea), ne fait vraiment pas le poids.» Ce soir, les 50.000 supporteurs de Fenerbahçe le siffleront comme les autres Blues. Et espéreront que le compteur de buts d'Anelka à Sükrü Saracoglu s'est clos il y a deux ans.
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