Arsenal-Liverpool, la nouvelle bataille d'AngleterrePour cette deuxième partie du programme des quarts de finale, il ne fait pas de doute que la confrontation qui focalisera l’attention le plus est celle de l’Emirates entre les Gunners d’Arsenal et les Reds de Liverpool, et ce, même si la présence des surprenants Turcs de Fenerbahçe à un stade aussi avancé a de quoi susciter l’attrait.
Depuis que les hommes d’Arsène Wenger s’y sont
installés, il y a près de deux ans, le stade d’Ashburton Grove, dans le
North London, a eu des moments qui, déjà, sont à bonne place dans l’histoire
récente d’Arsenal, mais ce match face à Liverpool, il a tout pour s’y
frayer une place vraiment à part.
Un Liverpool-Arsenal en trois actes
Ainsi, il est déjà acquis que le record enregistré le 3
novembre dernier, lors du match face à Manchester United, avec ses 60 161
spectateurs, soit battu aujourd’hui pour une première manche qui depuis le
tirage au sort du 14 mars dernier suscite une passion qui dépasse même celle
qui précédait les fameux rendezvous entre Liverpool et Chelsea. Et comme
parfois le hasard réserve bien des «curiosités», cet Arsenal – Liverpool
est parti pour défrayer la chronique toute la semaine puisque les deux rivaux
devront se retrouver, samedi à 12h45, toujours à l’Emirates pour un match de
championnat avant le décisif rendez-vous continental, à Anfield cette fois,
mardi prochain. Kolou Touré et Steven Gerrard, entre autres, se sont largement
exprimés sur ce face-à-face sur lequel se sont penchés tous les statisticiens
pour sortir les chiffres dont on raffole sur le Vieux Continent. Des chiffres
qui plaident plutôt la cause des Reds qui en seront à leur 12e quart de finale
européen contre 5 «seulement » pour les Gunners. Mais sur le plan domestique,
les Londoniens jouissent d’un parcours de loin plus brillant quand on sait que
les hommes d’Arsène Wenger se sont imposés lors des quatre derniers matches
à domicile contre Liverpool et n'ont plus perdu, à domicile toujours, en tout
depuis huit matches contre Gerrard et ses frères. De plus, la dernière
victoire des Merseysiders à Londres remonte à huit ans lorsque Liverpool s’en
est allé s’imposer (1-0) à Highbury. Des statistiques qui ne veulent rien
dire pour le capitaine fantastique des Reds, Steven Gerrard, qui, hier,
rappelait cette aura dont jouit Liverpool sur le continent et qui en fait pour
cette édition l’équipe la plus crainte de toutes, eu égard surtout aux
trois dernières campagnes qui ont valu aux hommes au célèbre maillot rouge
une couronne et une finale. Un palmarès dont ne peuvent s’enorgueillir les
Gunners qui depuis la saison … 1893 – 1894, soit 199 matches, ils ont perdu
80 fois, dont 24 à domicile, contre 70 victoires. Il ne fait aucun doute que le
200e Liverpool – Arsenal n’est pas le moins attrayant de tous. Pour tout
dire, il a même dépassé de par la passion qu’il suscite les fameux cinq
matches en vingt jours au début des années 1980.
Et l'on reparle de Chelsea !
A l’ombre du plateau de l’Emirates, voire de toutes les
autres affiches des huitièmes, Fenerbahçe – Chelsea semble un peu souffrir
de la comparaison tant le standing de Chelsea et celui des Turcs est sans
commune mesure. Certes, les Blues sont beaucoup moins «prétentieux» qu’ils
l’étaient sous l’ère Mourinho, et ne dégagent pas autant de force, mais
sur le plan des résultats, comme l’illustre leur belle remontée en Premier
League avec à la clé le rôle du dauphin de Man United, John Terry et ses
coéquipiers sont en train d’aligner une régularité qui fait d’eux plus
que de simples outsiders, tels qu’on les donnait il y a quelques semaines
encore. Mais, il va leur falloir se farcir cette «culottée» équipe de
Fenerbahçe qui, comme toute équipe qui n’a absolument rien à perdre, a plus
d’un tour dans son sac. Les Sévillans, donnés largement favoris lors du tour
précédent, en savent quelque chose. Azedine Maktour
Start
Au stade Sukru Saraçoglu : Fenerbahçe – Chelsea
A l’Emirates Stadium : Arsenal - Liverpool
RAFAEL BENITEZ (COACH DE LIVERPOOL)
"Peur d'Arsenal ? Jamais"
L’entraîneur de Liverpool Rafael Benitez réfute que les
difficultés rencontrées par son équipe face à Arsenal en championnat depuis
plusieurs saisons, ne la rende anxieuse avant le quart de finale aller de Ligue
des champions 100% anglais, ce soir à Londres.
Le défenseur d'Arsenal, Kolo Touré, affirme que vous avez
peur... Est-ce qu'on a peur d'Arsenal ? (silence) Non. En Coupe d'Europe, nous
avons une confiance énorme. Ce match, nous allons le traiter comme un match de
Ligue des champions, pas comme une rencontre de championnat. L'an passé, nous
les avons battus 4-1 à Anfield et cette saison, malgré le fait que Fernando
Torres ait joué blessé une mi-temps, on a fait 1-1 chez eux. Ce sera difficile
pour tout le monde. Mais nous croyons que si nous faisons bien notre boulot,
nous passerons. C'est un drôle de match européen, entre deux équipes
anglaises qui se connaissent par coeur et vont s'affronter trois fois en une
semaine. Les entraîneurs et les joueurs se connaissent bien. Cela complique la
tâche pour prendre le dessus. Mais c'est aussi ce qui rend le match plus
excitant. Il faut considérer le match d’aujourd’hui comme un match de Ligue
des champions. Contre une équipe anglaise, mais un match de Ligue des
champions. Tactiquement, cela pourrait être très différent d'un match de
championnat. Nous avons déjà connu ce genre de situation avec Chelsea (...)
Mais le titre (NDLR : de champion) pourrait être une distraction pour eux. Leur
victoire à Bolton signifie qu'ils peuvent encore y penser. Javier Mascherano,
suspendu en championnat, et Fernando Torres, en pleine forme, pourraient être
cruciaux. Il y a une bonne chance que Javier soit titulaire. Il est un joueur
clé pour nous. Quant à Torres, Arsenal sait qu'il est en feu et qu'il va leur
poser des problèmes. En Espagne, il jouait seul devant. Il bougeait sur tout le
front de l'attaque et devait batailler pour avoir le ballon avant d'aller
défier les défenseurs. Ici, il a Steven Gerrard, Ryan Babel et Dirk Kuyt, donc
il peut jouer plus haut. C'est pour ça qu'il marque plus. Il veut marquer en
Coupe d'Europe. Il a un état d'esprit positif. Mais face aux grandes équipes,
il doit se concentrer. Contre les meilleurs défenseurs, cela va être plus
difficile.