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Extradition de Khalifa vers l’Algérie. Ça se précise enfin.
Elle n’aura jamais lieu !
Nos dirigeants ont de la suite dans les idées. Hier, je vous signalais
l’introduction du langage des signes dans l’éducation. Eh bien aujourd’hui,
vingt-quatre heures après, pas une de plus, j’apprends qu’après l’introduction
de la langue des signes, les autorités vont installer 13 nouveaux radars de
surveillance au-dessus de nos têtes. C’est somme toute logique ! Le pays se
cadenasse et se ferme comme une grosse huître peureuse. Il doit donc se doter
des moyens de sa politique de «cadenassage». Désormais, la parole sera évacuée
vers les frontières, invitée fermement à aller voir ailleurs s’il fait meilleur
y vivre. Plus besoin ici de savoir parler, encore moins de manier le verbe avec
dextérité. Le citoyen de demain doit juste bouger les bras, cligner des yeux,
froncer les sourcils et battre des mains au moment voulu, à l’instant attendu.
Le citoyen de demain doit savoir parler le langage des signes. Il doit,
par-dessus tout, savoir décoder les signes et signaux qu’on lui envoie. Et si,
dans cette nouvelle ère de communication d’où la parole est exclue, le citoyen
de demain tente malgré tout de produire du signe déviant, du signe dangereux, du
signe non certifié, du signe hors normes, du signe antinational, du signe
crypto-éradicateur, il sera aussitôt détecté par les radars ! Simple et enfantin
! Tu ne parles plus ! Tu t’exprimes par les signes. Et même tes signes sont
surveillés par des radars de plus en plus nombreux et de plus en plus
perfectionnés puisque capables de déceler les bons des mauvais signes. Alors, si
tu vois une personne plantée au beau milieu de la chaussée, un geste du bras à
demi-esquissé, un clin d’œil stoppé net et le regard braqué sur un point
indéfini dans le ciel, pour sûr, c’est un Algérien sur le point de se faire
serrer par un radar suite à un signe suspect. Belle ambiance ! Je fume du thé et
je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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