Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a assuré hier dans une tribune de presse, que l'action de l’OTAN «qui avait été jusqu'à présent essentiellement militaire, va progressivement céder la place à une approche plus équilibrée mettant davantage l'accent sur les efforts au plan civil et sur la maîtrise du processus par l'Afghanistan». Le sommet de Bucarest devrait ouvrir «une nouvelle phase» de la présence militaire étrangère en Afghanistan où «l'action, qui avait été jusqu'à présent essentiellement militaire, va progressivement céder la place à une approche plus équilibrée mettant davantage l'accent sur les efforts au plan civil», a-t-il écrit dans une tribune publiée par le journal Le Figaro. Faisant valoir que l’occupation militaire de l’Afghanistan visait à «contribuer à créer une situation dans laquelle le gouvernement afghan soit en mesure d'exercer son autorité souveraine sur l'ensemble du pays» et «à créer un environnement sécurisé, propice au progrès social et économique, et à la réconciliation nationale», le SG de l’OTAN a ajouté que dans une première étape, il fallait permettre au gouvernement afghan «d’étendre progressivement son autorité à l'ensemble du pays». «Alors qu'en 2001, les forces de sécurité afghanes étaient tout simplement inexistantes, l'armée et la police compteront respectivement 70 000 hommes d'ici à mai», a-t-il indiqué. «Au sommet de Bucarest, nous allons approuver un plan politicomilitaire global» mis au point avec la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Otan (FIAS) qui proposera, selon le SG de l’organisation atlantique, «d’optimiser le soutien en matière de lutte contre la drogue, renforcer la coopération civilo-militaire dans le cadre des équipes de reconstruction provinciales (PRT), intensifier le dialogue entre les organismes civils et mettre en place des structures de coordination avec les principaux acteurs, comme le haut représentant de l'ONU». Il a ajouté qu’«en association avec la Banque mondiale, le Japon et d'autres acteurs internationaux, nous verrons comment mieux soutenir le redressement de l'économie afghane», notant aussi «la nécessité d'une approche régionale» pour que notamment «l'Afghanistan engage un dialogue constructif avec le Pakistan».
Nombre de lectures : 87
|