
Actualités : Aigle Azur poursuit son déploiement
13 aéroports algériens au départ de 7 aéroports français sont desservis par Aigle Azur. L’Algérie n’est pas la seule destination. Cette première compagnie privée française dessert des villes marocaines, tunisiennes, italiennes, portugaises et s’est placée depuis peu sur la desserte bihebdomadaire de Bamako, la capitale malienne. A la tête d’Aigle Azur, Meziane Idjerouidène, il n’a que 27 ans et dirige les destinées d’une compagnie qui s’est imposée sur un marché réputé pourtant très difficile. De notre bureau de Paris, Khadidja Baba-Ahmed La fierté de ce jeune dirigeant qui s’adressait mercredi à Paris à la presse algérienne, c’est la «qualité de service et des prestations offerts à nos passagers, leur amélioration constante et leur fidélisation », mais c’est aussi «la certification IOSA» qu’Aigle Azur a obtenue, autrement dit, l’examen de passage réussi à l’audit de sécurité. Cet audit a touché, nous explique le patron d’Aigle Azur, 1200 points et a concerné les opérations, la maintenance, la documentation, la formation des navigants et les procédures, dont celle des ventes. «C’est le plus rigoureux des audits et qui n’est accordé qu’à un cercle restreint de compagnies aériennes.» En France, seul Air France l’a obtenu. Rachetée en 2001 par le groupe GoFast, Aigle Azur transportait alors 100 000 voyageurs/an, elle en est aujourd’hui à 1 million et demi. Dans le même temps, le chiffre d’affaires est passé de 9 millions d’euros à 280 millions d’euros pour l’exercice en voie de clôture. Ayant démarré avec deux vieux Boeing, sa flotte est aujourd’hui constituée de 10 Airbus (5 ans et demi de moyenne d’âge) qui assurent 308 vols par semaine en temps normal et 408 en période de pointe. «Aujourd’hui, nous avons la flotte la plus récente», dit encore le DG qui annonce qu’un onzième appareil (Airbus A 319) est attendu pour la fin du mois. 110 pilotes et copilotes Aigle Azur assurent les commandes de ces appareils. Dans cette compagnie qui s’est imposée sur de nombreuses destinations méditerranéennes, maghrébines et maintenant africaines, le choix stratégique de son déploiement est toujours basé sur la proximité : servir au plus près la clientèle est le credo. C’est ce qui explique d’ailleurs l’ouverture, toute récente, de la desserte Mulhouse/Sétif, les immigrés algériens originaires de Sétif, se concentrant très fortement dans la région alsacienne. L’Algérie absorbe entre 30 et 40% du trafic global de la compagnie et en constitue sa destination «phare». Aigle Azur dessert en effet, quotidiennement, les villes d’Alger, Annaba, Batna, Béjaïa, Biskra, Constantine, Djanet, Hassi Messaoud, Oran, Sétif, Chlef et Tamanrasset. Pour rappel, Aigle Azur est aussi la première compagnie à avoir introduit, en septembre 2007, le billet électronique qui a considérablement facilité la gestion de la billetterie. Méziane Idjerouidène assure que cette pratique d’achat électronique (imposée par l’IATA), s’est vite imposée, après une courte période d’inquiétude, et a fortement facilité la vie à la compagnie qui gagne en temps, comme aux voyageurs. En direction de ces derniers, «notre compagnie a été aussi la première, il y a 5 ans, à introduire les tarifs promotionnels et périodiques. Dès le moi prochain, Aigle Azur, poursuivant sa politique commerciale de fidélisation, mettra en circulation son programme «fidélité». Dans les périodes de pointe, allant de juin à septembre, Aigle Azur renforce naturellement ses rotations en mettant à disposition des vols supplémentaires. C’est le seul moment d’ailleurs où la compagnie a recours, si besoin est, à des affrètements d’appareils L’Algérie, c’est aussi la desserte des vols domestiques. C’est un créneau qui intéresse beaucoup Aigle Azur qui rappelle que son entreprise «est toujours candidate» et attend depuis 7 ans la réglementation dans ce domaine. Pour rappel, Aigle Azur avait déjà opéré avec Antinéa, mais, observe le DG, «l’Algérie n’était pas encore prête». Après moult insistances des journalistes présents qui le questionnaient sur «des retards et autres désagréments que connaîtrait Aigle Azur» qu’a évoqués un journal en ligne, Méziane Idjerouidène s’est situé au-dessus de toute polémique stérile dont, dit-il, «on ne connaît pas les motivations et qui n’a aucun fondement ». Aigle Azur, comme toutes les compagnies aériennes à travers le monde, ni plus, ni moins, peut à un moment ou à un autre connaître un retard de 15mn, dû à des facteurs exogènes tels qu’un simple vol d’oiseaux, par exemple. En tout état de cause, précise notre interlocuteur, «nous avançons avec une flotte des plus récentes, un personnel des plus performants, avec des outils de gestion les plus modernes, avec des contrôles périodiques de sécurité, avec une certification de tous nos équipements, comme de la filiale de maintenance que nous avons créée, avec la confiance sans cesse renouvelée de nos clients, en un mot, nous nous développons sans cesse et c’est peut-être ce développement qui ne plaît pas à certains». K. B.-A.
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