mercredi 09 avril 2008
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C'EST ASSEZ PARLANT OU J'EXPLIQUE ENCORE ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Football. Scandale OMR-MCO. Prenant très au sérieux cette affaire, le président de la FAF pourrait charger… 
Belkhadem de coordonner l’enquête.

Il a du temps maintenant !

«Bouteflika. Un bilan qui parle». J’avoue que le titre de mes confrères et amis d’ El Moudjahid m’a fait sursauter. Suis-je à ce point déconnecté des réalités technologiques et des avancées formidables de la science pour ne pas avoir remarqué que depuis 1999, les bilans avaient muté, acquérant au fil des années ce formidable don de la parole ? N’est-ce pas merveilleux, un bilan qui parle ? Tout à mon émerveillement béat, j’en ai presque oublié de poser une question pourtant fondamentale : un bilan qui parle, c’est bien, mais dans quelle langue parle-t-il ? Lorsqu’il parle, le bilan s’exprime-t- il en langue officielle ? En langue nationale ? En langue nationale et officielle ? Ou en parler algérien ? Mais d’abord, a-t-on pu recueillir le témoignage de gens qui auraient effectivement entendu le bilan parler ? Parce qu’on peut toujours affirmer que le bilan a parlé, comme ça, à la cantonade, sans preuves. Encore faut-il trouver trace du jour où le bilan a parlé pour la première fois. Devant témoin, car sans témoin, cela n’a aucune valeur. Et puis, il y a la qualité du ou des témoins qui affirmeraient avoir entendu le bilan parler. N’importe qui ne peut pas venir allègrement jurer avoir entendu parler le bilan. Il faut des témoins crédibles, à la moralité irréprochable. Sinon, leurs témoignages n’auraient aucune valeur au regard de la loi. La vraie. Pas la prépayée. Et même dans l’éventualité d’un témoignage considéré crédible d’une personne jurant sous la foi du serment avoir entendu le bilan parler, il faut s’assurer que ce témoin ne se rétractera pas par la suite, prétextant des contraintes physiques et des aveux soutirés par la force. Cela porterait un coup très dur à l’image de marque d’un bilan qui parle. Ça le fragiliserait terriblement. Et fragiliser un bilan qui parle, c’est pas gentil ! C’est même méchant ! Je fume du thé et je reste éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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