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Football. Scandale OMR-MCO. Prenant très au sérieux
cette affaire, le président de la FAF pourrait charger…
Belkhadem de coordonner l’enquête.
Il a du temps maintenant !
«Bouteflika. Un bilan qui parle». J’avoue que le titre de mes confrères et
amis d’ El Moudjahid m’a fait sursauter. Suis-je à ce point déconnecté des
réalités technologiques et des avancées formidables de la science pour ne pas
avoir remarqué que depuis 1999, les bilans avaient muté, acquérant au fil des
années ce formidable don de la parole ? N’est-ce pas merveilleux, un bilan qui
parle ? Tout à mon émerveillement béat, j’en ai presque oublié de poser une
question pourtant fondamentale : un bilan qui parle, c’est bien, mais dans
quelle langue parle-t-il ? Lorsqu’il parle, le bilan s’exprime-t- il en langue
officielle ? En langue nationale ? En langue nationale et officielle ? Ou en
parler algérien ? Mais d’abord, a-t-on pu recueillir le témoignage de gens qui
auraient effectivement entendu le bilan parler ? Parce qu’on peut toujours
affirmer que le bilan a parlé, comme ça, à la cantonade, sans preuves. Encore
faut-il trouver trace du jour où le bilan a parlé pour la première fois. Devant
témoin, car sans témoin, cela n’a aucune valeur. Et puis, il y a la qualité du
ou des témoins qui affirmeraient avoir entendu le bilan parler. N’importe qui ne
peut pas venir allègrement jurer avoir entendu parler le bilan. Il faut des
témoins crédibles, à la moralité irréprochable. Sinon, leurs témoignages
n’auraient aucune valeur au regard de la loi. La vraie. Pas la prépayée. Et même
dans l’éventualité d’un témoignage considéré crédible d’une personne jurant sous
la foi du serment avoir entendu le bilan parler, il faut s’assurer que ce témoin
ne se rétractera pas par la suite, prétextant des contraintes physiques et des
aveux soutirés par la force. Cela porterait un coup très dur à l’image de marque
d’un bilan qui parle. Ça le fragiliserait terriblement. Et fragiliser un bilan
qui parle, c’est pas gentil ! C’est même méchant ! Je fume du thé et je reste
éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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