samedi 12 avril 2008
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Régions : ATH-ZIKKI
Un parapentiste français s'écrase sur les rochers


Jean-Pierre Spietz, 71 ans, parapentiste français originaire du Jura, en séjour en Algérie dans un cadre sportif, a été victime d’un accident lorsque son parapente a heurté jeudi après-midi les rochers surplombant le village Mansoura, à Ath-Zikki, où il effectuait un vol risqué sous des vents de près de 80 km/h.
Le vieux parapentiste français, un ancien parachutiste ayant exercé au lycée technique de Dellys après l’Indépendance, n’a dû son salut qu’à l’airbag dont était équipée la selle de sa voile. Evacuée par la Protection civile de Bouzeguène à l’hôpital d’Azazga puis transférée au CHU de Tizi- Ouzou où a été diagnostiquée une petite luxation au niveau des vertèbres cervicales, la victime, qui est hors de danger, selon une source médicale, a été ensuite transférée à l’hôpital Mustapha Pacha, équipé en conséquence pour la soustraction à l’effet de remettre en place la vertèbre touchée. Daniel du club Au Grès de l’Air, (Alpes maritimes) et Djamal Allache de Bledair (Nice), qui encadrent un stage de parapente au profit des jeunes de la localité, ont qualifié le vol d’insensé. Selon eux, la victime, qui volait en marge des activités de la 5e rencontre franco-algérienne de parapente, a défié la météo en se mettant délibérément en danger du fait des conditions météorologiques qui prévalaient au site de Assouel balayé par des vents à 1 300 m d’altitude. Aussi bien les parapentistes locaux qu’étrangers, tous lui ont déconseillé de voler mais il a pris le risque en volant sous les vents et tout près du relief. Nos interlocuteurs affirment que si le risque zéro n’existe pas en parapente, une bonne connaissance de l’aérologie et un respect des règles de sécurité, permettent à toute personne de 7 à 80 ans de voler en toute sécurité parfois des heures durant, à l’image des jeunes parapentistes locaux qui effectuent des vols autonomes près de 2h sans le moindre danger. La victime était assurée et disposait d’une autorisation de vol, selon nos interlocuteurs.
S. Hammoum

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