samedi 12 avril 2008
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Actualités : LA CRÉATION DE REGROUPEMENTS EST ENVISAGÉE
L'état veut booster les banques publiques


Les banques publiques pourraient prochainement être regroupées au sein d’un pôle que les pouvoirs publics veulent puissant. La ministre déléguée chargée de la Réforme financière est à l’origine de cette proposition qui a reçu l’aval du gouvernement mais qui n’entrera en vigueur qu’en «temps voulu».

Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Fatiha Mentouri qui s’exprimait jeudi, sur les ondes de la Chaîne II de la radio, a expliqué que pour faire face à la concurrence, il n’est pas exclu de regrouper les banques par domaines de compétence afin de les rendre plus performantes. Elle envisage même de revoir le mode de rémunération des directeurs des banques et des administrateurs qui seront à l’avenir payés en fonction des résultats obtenus. Convaincue du rôle que doivent jouer les banques publiques, elle pense néanmoins que ces dernières ne sont pas assez capitalisées et doivent faire face à l’obligation d’accompagner l’économie nationale. A la question de savoir s’il n’y avait pas une contradiction entre la volonté des pouvoirs publics de renforcer le secteur public et l’ouverture du capital de deux banques, la ministre répond par la négative, plaidant pour une cohabitation du public et du privé. D’ailleurs, Mme Mentouri a livré son sentiment à l’égard de ce dernier avouant que : «il n’y a pas si longtemps de cela, j’étais très déçue par les banques privées qui s’installaient en Algérie. Elles étaient dans l’expectative. Certaines attendaient la privatisation des banques publiques pour profiter de leurs réseaux déjà bien établis. Je dois avouer que j’ai aujourd’hui une meilleure appréciation. Beaucoup d’entre elles font preuve d’une réelle volonté d’accompagner l’économie». En dépit de cette bonne disposition, les banques publiques sont celles qui financent le plus les projets, prenant souvent des risques. Aux dires de la ministre, le secteur public enregistre entre 35 et 40% de dettes non performantes dont certaines sont compromises, ce qui l’a poussé à appeler à plus de vigilance. Interrogée au sujet de la généralisation de l’utilisation du chèque, Mme Mentouri a reconnu que le processus n’avait pas encore atteint la cadence voulue. La non généralisation du chèque normalisé et sécurisé est en fait due à l’incapacité de la Banque d’Algérie de répondre à la demande, ce qui explique les longs mois d’attente pour l’obtention d’un chéquier. Autres raisons évoquées par la ministre, la réticence des Algériens à utiliser ce mode de paiement, d’un côté pour des raisons culturelles et d’un autre par peur de la transparence. Et pour cause, un quart du PIB circule en dehors des sphères officielles…
N. I.

Mentouri plaide pour la "canalisation" du crédit à la consommation
La ministre déléguée chargée de la Réforme financière est loin d’être satisfaite de la manière dont sont octroyés les crédits à la consommation. Elle estime qu’au lieu d’encourager la consommation de la production nationale, les crédits ont plutôt participé à faire augmenter les importations, notamment de voitures. «Sans vouloir remettre en cause la production étrangère, je pense qu’il est temps de canaliser le crédit au profit de ce qui se fait localement» pense Fatiha Mentouri qui ne cache pas son inquiétude sur l’absence d’une centrale des risques pour particuliers, censée veiller à ce que les ménages ne tombent pas dans le surendettement. La structure en question devra voir le jour au plus tard en 2009.
N. I.

Vers l'ouverture du capital de la CAAR
Le secteur des assurances n’échappera pas à la privatisation. Le capital de la Compagnie algérienne d’assurances et de réassurance sera ouvert au privé, a annoncé la ministre déléguée chargé de la Réforme financière. «Nous n’avons pour l’instant décidé ni du moment ni de la hauteur de cette ouverture mais l’option a été retenue», a-t-elle déclaré après avoir rappelé que l’ouverture du capital du CPA n’est envisageable que lorsqu’une meilleure visibilité du marché financier mondial sera possible.
N. I.

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