samedi 12 avril 2008
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Culture : 3e PANORAMA DES CINÉMAS DU MAGHREB
Miroir de la société arabe !


Le Panorama des cinémas du Maghreb (ex-Panorama des cinémas du Maroc) se joue depuis jeudi à Saint- Denis. Ce rendez-vous promet une nouvelle fois d’explorer et de tisser des liens avec l’épopée d’une cinématographie complexe. Une cinématographie qui s’invente ou se réinvente entre plusieurs pays. Puisant ainsi son inspiration dans le monde contemporain et dans une identité permanente.
Aux sources de sa création, le Panorama des cinémas du Maghreb trouve une ambition certaine à la concrétisation de désirs multiples. Cette manifestation autorise à une cinématographie nouvelle, peu visuelle en France, d’aller à la rencontre d’un autre public, pour une autre découverte… Un pari sur un potentiel à même de transformer une vision souvent clichée perçue d’une culture arabo-musulmane. Mais aussi toute une révélation de l’aisance culturelle de la ville de Saint-Denis. Diversité et complexité d’un rapport à l’image. Les riverains s’impliquent. Personnages devenus acteurs et spectateurs de cet événement. Aujourd’hui, c’est une invitation à une table ronde en présence de Katia Kameli (vidéaste et productrice), Djamel Bendeddouche, Malik Chibane et Ali Mouzaoui, cinéastes, et animée par Boris Spire, qui est organisée. Au centre de toutes les attentions, le «Cinéma du Maghreb : miroir de la société arabe». Multiplicité de forme, diversité de regard et d’écriture, les films du Maghreb, à travers une vision kaléidoscopique du monde arabe. Puisque le cinéma se doit aussi d’être ce miroir des sociétés, des cinémas du Maghreb. Des séquences qui renvoient des instants de vie, d’un quotidien. Beaucoup d’interrogations trouveront peut-être une solution mais ce qui demeure certain c’est que les intervenants engageront un débat franc et sincère sur la fabrication de l’imaginaire, aussi bien individuel que collectif. Cet après-midi, ils envisageront l’écriture d’une histoire qui se joue. A l’heure de la pause, juste en face du cinéma, une tente caïdale s’est improvisée salon de thé façon orientale. Sur la place du Caquet, les visiteurs peuvent s’offrir, l’espace d’une halte avec ou sans les professionnels, un petit voyage au cœur des saveurs du Maghreb. Plus tard, c’est une carte blanche pour Kaina Cinéma. En cet fin d’après-midi, ils ont choisi de rendre hommage aux ateliers Varan, histoire d’alimenter une réflexion et le débat sur la nécessité de la formation aux métiers du cinéma dans les pays maghrébins. Une pratique basée sur la mise en exergue du regard, d’un angle et de la perception audiovisuelle. On rappellera que Kaina Cinéma avait proposé l’application de ces méthodes d’enseignement en octobre dernier à une première promotion constituée de dix apprentis réalisateurs algériens, lors des Journées du film documentaire de Béjaïa. Une belle initiative !
Sam H.
lesoirculture@lesoirdalgerie.com

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